#Europe Les Verts suisses veulent interdire le gaz de #schiste

Mardi 20 août 2013
ENERGIE

Les Verts suisses veulent interdire le gaz de schiste

Mis à jour le 19.08.2013 

La fracturation hydraulique qui permet de produire du gaz de schiste fait peur aux Verts suisses. Ils souhaitent qu’elle soit interdite ou au moins soumise à un moratoire.

Les conseillères nationales Aline Trede (BE) et Adèle Thorens (VD).Les conseillères nationales Aline Trede (BE) et Adèle Thorens (VD).

Les Verts craignent que du gaz de schiste soit produit en Suisse, même si aucun projet n’existe pour l’heure. Ils veulent que la méthode de la fracturation hydraulique («fracking») soit interdite ou soumise à un moratoire au niveau fédéral et transfrontalier, sauf pour la géothermie.

L’extraction dite non conventionnelle d’énergie fossile est dangereuse pour les êtres humains et l’environnement, a déclaré lundi devant les médias à Berne Adèle Thorens, co-présidente des Verts suisses. Pour extraire du gaz de schiste, il faut fracturer les roches dans lesquelles il est piégé en injectant de grandes quantités d’eau sous pression avec des additifs chimiques.

Les risques de cette technique sont avérés, selon la conseillère nationale vaudoise. La nappe phréatique peut être contaminée et des séismes sont possibles.

Règles pour la géothermie

L’octroi d’autorisations pour ce type de projets est du ressort des cantons et aucune permission n’a été délivrée pour l’heure. Le parti écologiste demande toutefois que des mesures soient prises sur le plan national et transfrontalier.

Il réclame une interdiction, ou du moins un moratoire, de l’extraction non conventionnelle d’énergie fossile sur tout le territoire. Tous les cantons doivent être soumis aux mêmes règles. «Le Conseil fédéral doit avoir une position claire et une stratégie sur la question», a estimé la conseillère nationale Aline Trede (BE/Verts).

Pas question en revanche d’interdire la fracturation hydraulique pour les forages géothermiques. Mais des règles rigoureuses doivent encadrer et sécuriser cette pratique. Les Verts exigent en outre une étude de l’impact sur l’environnement pour les projets prévus à l’étranger dans les régions frontalières, afin qu’il soit possible de mieux évaluer les conséquences de ces projets sur la Suisse.

Source de l’Article « La Tribune de Genève« 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *