Le gaz de schiste au Maroc: Amina Benkhadra persiste et signe sans aucune concertation nationale.

Le gaz de schiste au Maroc: Amina Benkhadra persiste et signe sans aucune concertation nationale.

amina benkhadra

Les études géologiques, géophysiques et géochimiques réalisées dans les bassins sédimentaires du Maroc aussi bien en onshore qu’en offshore ont confirmé l’existence de plusieurs systèmes pétroliers favorables à l’accumulation d’hydrocarbures (huile et gaz), a indiqué la directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Amina Benkhadra.
Par ailleurs, Mme Benkhadra a indiqué que l’ONHYM, conscient de l’importance que revêt l’aspect socio-économique de l’utilisation du gaz, a pris en considération et a intégré, au niveau de son plan de développement 2012-2016, le renforcement de la promotion de ces régions prometteuses auprès de l’industrie pétrolière internationale.
Elle a fait observer que dans le cadre de la production du gaz non conventionnel Shales Gas dans certains pays comme les Etats Unis, l’ONHYM a anticipé des campagnes de promotion qui ont permis d’attirer quelques sociétés internationales qui détiennent l’expertise d’exploration de ce type de gisements, notant que les premiers travaux de recherche ont été entamés dans certains bassins potentiels.
Au moment ou en France pays européen aux ressources en gaz de schiste les plus importantes,les conséquences environnementales inquiétant les populations concernées ont amené les députés français à légiférer le 30 juin 2011, de part la suite, la France devient le premier pays à refuser la fracturation hydraulique, une méthode jugée hautement polluante, Madame Amina Benkhadra la directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM),quant à elle, ne donne aucune explication sur les méthodes qui seront utilisées, sachant qu’aucun débat national n’a été lancé.
le gaz de schiste, peut être une solution mais pas à n’importe quel prix, sachant que les zones explorées vont de la plaine du gherb (l’une des plus agricole) à celle offshore de tanger-larache ainsi que les régions du centre, et qu’une catastrophe environnementale dans ces régions peut être très dévastatrice, rappelons juste que les préoccupations officielles pour les impacts environnementaux et sanitaires induits par la fracturation hydraulique apparaissent vers 2010, notamment avec l’EPA qui – à la demande du Congrès américain – a décidé de les étudier (de 2010 à 2012) « sur les eaux potables et la santé publique », et la publication d’une première synthèse par la revue American Scientist, mais il semble y avoir déjà eu aux États-Unis, après trois ans d’utilisation, plusieurs constats de « fuites » importantes de gaz dans l’environnement, et de contamination de nappes phréatiques superficielles par du gaz et des fluides de fracturation, selon l’Institut Français du Pétrole en raison d’un défaut de cimentation de la partie supérieure du forage. Le congrès américain a réservé en 2010 un budget pour ces questions et l’EPA a confié à son Bureau de recherche et développement (Office of Research and Development ou ORD) une étude scientifique à lancer en 2011, après des ateliers de travail et consultations d’experts (de juillet à septembre 2010) et appel public à expertise concernant les effets possibles de la fracturation hydraulique sur les ressources en eau potable. L’EPA prévoit une évaluation de l’étude par des pairs. Des manifestations de citoyens et d’associations ont eu lieu dans divers pays en opposition à ce mode d’extraction ainsi qu’à l’usage continu d’énergies fossiles.

Assissou anice

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