#USA : Des documents confidentiels sur les dangers des gaz de #schiste publiés par le «New York Times»

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Des documents confidentiels sur les dangers des gaz de schiste publiés par le «New York Times»

Des documents confidentiels sur les dangers des gaz de schiste publiés par le «New York Times»

Publié le 2 mars 2011.

ENERGIE – Ils démontrent que les eaux rejetées par les forages sont dangereusement radioactives…

Le Wikileaks des gaz de schiste. Vendredi 26 février, le New York Times publiait des données triées parmi 30.000 documents confidentiels produits par l’EPA, l’agence de protection de l’environnement américaine. Ces documents révèlent que les eaux rejetées par les forages de gaz de schiste sont radioactives à des taux qui peuvent atteindre 1.000 fois les limites autorisées pour l’eau de boisson.

Selon les documents que s’est procurés le New York Times, les niveaux de radioactivité dans les eaux usées sont tels que les industriels ne peuvent pas les dépolluer complètement. La moitié des eaux serait donc envoyée dans les stations d’épuration traditionnelles, qui n’ont souvent pas les capacités de ramener les eaux à des niveaux correspondant aux normes requises pour l’eau de boisson.

«Un des plus grands échecs des Etats-Unis dans la fourniture d’eau potable»

En Pennsylvanie, où l’on compte 71.000 forages actifs, une grande quantité d’eaux usées est rejetée dans la rivière Monongahela, qui alimente plus de 800.000 personnes en eau du robinet notamment dans la ville de Pittsburgh. Des niveaux un peu moins élevés de radioactivité ont été observés dans la rivière Delaware, qui fournit l’eau potable de plus de 15 millions de personnes dans la région de Philadelphie.

A la fin 2008, une sécheresse a fait craindre aux autorités une forte pollution par les eaux usées et les habitants de Pittsburgh ont été incités à consommer de l’eau en bouteille. L’EPA décrit cet incident dans un document interne comme «un des plus grands échecs des Etats-Unis dans la fourniture d’eau potable». Et pour cause: la Pennsylvanie est un des rares Etats américains à avoir autorisé les industries gazières à se décharger de la majorité de leurs eaux usées auprès des stations d’épuration classiques. Ailleurs, les 10 à 40% d’eau chargée en produits chimiques qui remontent des fracturations doivent être enterrées dans des puits sous des roches imperméables.

Les contrôles de radioactivité seraient également trop peu fréquents: selon leNew York Times, les eaux de boisson ne sont contrôlées que tous les six à neuf ans, et sur 65 sites testés en Pennsylvanie, aucun n’avait de données plus récentes que 2008, voire 2005 pour la plupart, date à laquelle les extractions de gaz de schiste étaient encore rares.

Le New York Times pointe du doigt l’indulgence des autorités vis-à-vis des industries qui exploitent les 493.000 puits des Etats-Unis. «Pour chauffer la maison, on brûle les meubles», accuse John H.Quigley, ancien secrétaire du département de Conservation des ressources naturelles de Pennsylvanie.

Des effets collatéraux inquiétants

Les scientifiques de l’EPA ont beau s’alarmer, mettant en garde contre une radioactivité dangereusement élevée dans l’eau du robinet, rien n’a été fait pour contrôler le retraitement des eaux issues des forages. Et les autres effets collatéraux des gaz de schiste, notamment la pollution de l’air, inquiètent les chercheurs. «Les impacts de la fracturation hydraulique sur la santé, ainsi que des contaminations de l’air et de l’eau, ont été constatés dans au moins une douzaine d’Etats», témoigne Walter Hang, président de l’entreprise Toxics Targeting, qui collecte des données sur les forages de gaz.

Si aucun cas n’a encore été avéré, la contamination au radium des eaux de boisson ou des aliments peut être la cause de cancers. Au Texas, où de nombreux forages ont été creusés ces dernières années, le nombre d’enfants asthmatiques a fortement augmenté dans les villes voisines.

 Audrey Chauvet
Source de l’Article, quotidien 20 Minutes

La Russie pas intéressée par la production de gaz de schiste (ministre)

La Russie pas intéressée par la production de gaz de schiste (ministre)

Le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak

Le ministre russe de l’Energie Alexandre Novak © RIA Novosti. Alexeï Nikolsky

10:58 16/10/2013
DAEGU (Corée du sud), 16 octobre – RIA Novosti

La Russie ne compte pas se lancer dans la production industrielle de gaz de schiste, a déclaré le ministre russe de l’Energie Alexandre Novak intervenant mercredi lors du XXIIe Congrès mondial de l’énergie qui se tient à Daegu, en Corée du Sud.

« Nous avons beaucoup de gaz naturel, il n’y a pas de raison de se lancer dans la production industrielle de gaz de schiste », a déclaré M. Novak.

Le PDG du groupe russe Rosneft a déclaré le 6 octobre qu’il ne croyait pas à une menace réelle liée à la montée en puissance de l’extraction du gaz de schiste aux Etats-Unis en raison de son coût élevé, qui rend impossible son exportation.

De nombreux experts prévoient un développement important du marché des gaz alternatifs (gaz de schiste, fracturation en grande profondeur, gaz de couche). Selon la compagnie Transparency Market Research, le marché du gaz alternatif pourrait atteindre 126,93 milliards de dollars en 2019 contre 93,95 milliards en 2012. La part de la production de gaz alternatif devrait augmenter de 5,8% par an jusqu’en 2019, pour atteindre 966 milliards de mètres cube, contre 664 milliards de mètres cube en 2012.

Au 1er janvier 2012, les réserves de gaz russes s’élevaient à 48.800 milliards de mètres cubes dans la catégorie АВС1 et 19.600 milliards dans la catégorie C2.

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Source de l’article RIANOVOSTI

#France Gaz de #schiste : les Sages ont fermé « la porte à double tour »

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Gaz de schiste : les Sages ont fermé « la porte à double tour »

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Comme José Bové, le ministre de l’Ecologie, Philippe Martin salue une « victoire juridique, écologique et politique ». Mais la société pétrolière Schuepbach ne compte pas en rester là.

Des militants écologistes manifestent devant la plate forme pétrolière de forage de la compagnie américaine Hess Oil France. (MAXPPP)

Des militants écologistes manifestent devant la plate forme pétrolière de forage de la compagnie américaine Hess Oil France. (MAXPPP)

Une décision qui ferme « la porte à double tour » et pour longtemps à l’exploitation des gaz et pétrole de schiste, s’est ainsi réjoui l’eurodéputé écologiste José Bové. « Le dossier est fermé, sauf à ce qu’on change la loi. Mais la loi aujourd’hui, elle est inscrite dans le marbre. Et en plus elle est confirmée par le Conseil constitutionnel », salue ce chef de file de la contestation contre l’exploration et l’exploitation des gaz et pétrole de schiste en France.

Regardez : les dangers de la fracturation hydraulique



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#France Gaz de #schiste: Hollande satisfait de la décision du Conseil constitutionnel

bfm business

Gaz de schiste: Hollande satisfait de la décision du Conseil constitutionnel

La loi sur le gaz de schiste « est maintenant incontestable », s’est félicité François Hollande, ce vendredi 11 octobre. Le Conseil constitutionnel a validé l’interdiction de la fracturation hydraulique en France.

François Hollande a salué la décision du Conseil constitutionnel sur la fracturation hydraulique et les gaz de schiste, ce vendredi 11 octobre. La loi de juillet 2011 qui interdit l’exploitation des gaz de schiste « est maintenant incontestable », s’est-il félicité.

« Il était important que le Conseil lui donne sa place et toute son autorité » a déclaré François Hollande, à l’occasion d’un déplacement en région parisienne.

D’autres techniques que la fracturation hydraulique?

Il a par ailleurs rappelé que cette décision « n’empêchait pas la recherche dans d’autres domaines » que la fracturation hydraulique. Cette technique est la seule actuellement rentable pour l’exploitation des gaz de schiste. Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, avait déjà salué une interdiction « générale et absolue ». « La loi du 13 juillet est désormais juridiquement inattaquable […] C’est une victoire juridique, mais aussi écologique et politique », avait-il expliqué. De son côté, l’Union française des industries pétrolières (Ufip), a dit « prendre acte » de la décision, mais souhaite la création d’une commission pour évaluer les « risques environnementaux » de techniques alternatives et réfléchir à d’éventuelles expérimentations de ces techniques. Cette commission est prévue par la loi de 2011, mais le gouvernement n’a jamais nommé les membres qui doivent la composer, empêchant sa mise en place.

Poursuivre l’action en justice

Saisi par le Conseil d’Etat, le Conseil constitutionnel avait validé, ce vendredi matin, la loi qui interdit la fracturation hydraulique et l’exploitation des gaz de schiste au motif du principe de précaution.

L’action en justice avait été initiée par une compagnie pétrolière texane qui avait vu ses permis d’exploration annulés en 2011. La compagnie a annoncé son intention de poursuivre la procédure judiciaire, malgré la décision du Conseil constitutionnel.

Intégralité de la décision du conseil constitutionnel

Communiqué de presse officiel du conseil constitutionnel

Source de l’article BFM BUSINESS

#France Gaz de #schiste: l’interdiction de leur exploration validée par le Conseil constitutionnel

bfm business

Gaz de schiste: l’interdiction de leur exploration validée par le Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a tranché ce 11 octobre: la fracturation hydraulique reste interdite en France. L’exploitation de gaz de schiste ne pourra donc pas avoir lieu, mais les pétroliers souhaitent continuer leur combat en justice.

A.D. avec AFP
Le 11/10/2013 à 10:01
Mis à jour le 11/10/2013 à 10:57
La fracturation hydraulique est une technique permettant d'extraire le gaz de schiste. (Nicholas_T - Flickr - CC)

La fracturation hydraulique est une technique permettant d’extraire le gaz de schiste. (Nicholas_T – Flickr – CC)

Non à la fracturation hydraulique! Voilà la décision rendue par le Conseil constitutionnel, ce vendredi 11 octobre. La Haute instance a annoncé que les dispositions de la loi visant à interdire la recherche et l’exploitation des gaz de schiste « sont conformes à la Constitution ».

Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, s’est félicité d’une interdiction « générale et absolue ». « La loi du 13 juillet est désormais juridiquement inattaquable […] C’est une victoire juridique, mais aussi écologique et politique », a expliqué le ministre.

Mais l’avocat de la société pétrolière américaine qui avait déposé le recours a annoncé que la compagnie allait continuer son action en justice. « Cette question prioritaire de constitutionnalité n’était qu’un élément de notre argumentation », a-t-il affirmé.

L’intérêt général de protection de l’environnement

Pour le Conseil, « le législateur a poursuivi un but d’intérêt général de protection de l’environnement » en interdisant la fracturation hydraulique.

Cette technique, qui consiste à « casser » les roches du sous-sol avec de l’eau sous pression pour libérer les gaz, est la seule disponible actuellement pour l’exploitation des gaz de schiste. Aucun forage ne devrait donc être permis en France, et les permis d’exploration attribués resteront invalidés.

Pas de nouveau texte pour le gouvernement

Saisi par le Conseil d’Etat, le Conseil constitutionnel devait se prononcer sur la conformité à la constitution de la loi du 13 juillet 2011, interdisant l’extraction de gaz de schiste au motif du principe de précaution.

La question avait été soulevée il y a deux ans par une compagnie pétrolière texane, dont deux permis d’exploration avaient été annulés. La société estimait que l’application du principe de précaution était « trop rigoureuse ».

Le gouvernement avait annoncé qu’en cas de levée de l’interdiction par le Conseil constitutionnel, il publierait un nouveau texte encore plus contraignant. Une mesure qu’il n’aura finalement pas besoin de prendre.