#Maroc MAROC – 22 septembre Journée internationale contre les gaz de schiste – Manifestation Numérique – Global Frackdown

non au GDS au maroc

MAROC – 22 septembre Journée internationale contre les gaz de schiste – Manifestation Numérique – Global Frackdown

http://www.avaaz.org/fr/petition/Stopper_lexploration_et_lexploitation_des_Gaz_de_schiste_au_Maroc/?feassab&pv=0

L’exploration et l’exploitation des Gaz de schiste se sont avérées néfastes pour la santé publique et l’environnement : – Contamination des nappes phréatiques et des sols, – Fuites importantes de gaz dans l’atmosphère, – La fracturation hydraulique utilise des quantités énormes d’Eau et des additifs chimiques hautement toxiques et cancérigènes. Nous signataires de cette pétition, – Vu la constitution, instituant le Droit des citoyens à un environnement sain, – Vu la Charte Nationale pour l’Environnement et le Développement Durable, évoquant le «Principe de Précaution », – Vu que la technologie de fracturation hydraulique s’est avérée nuisible à la santé publique, à l’environnement et aux ressources hydriques), Nous lançons un appel au Gouvernement Marocain pour annuler les autorisations qui ont été octroyées sans débat public et de s’abstenir à toute concession ou autorisation nouvelle d’exploration ou d’exploitation des Gaz de schiste sur le territoire marocain.

Le samedi 22 septembre, avec de nombreuses associations et collectifs ANTI-GAZ de SCHISTE, nous vous donnons rendez-vous pour manifester Numériquement et pacifiquement. Montrons notre opposition à l’exploitation des huiles et pétroles de schiste au Maroc.

Des organisations de tous pays ont décrété le 22 septembre, Journée mondiale contre les gaz et pétrole de schiste et la fracturation hydraulique. De nombreuses manifestations sont organisées partout dans le monde. Afin que cette journée ait un impact important, nous devons être le plus nombreux possible. Faites passer l’information à votre famille, à vos amis… Aux quatre coins du Maroc, « Alerte Nature et Environnement au Maroc » et beaucoup d’autres associations seront présentes.

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#Algerie L’investissement dans le gaz de schiste est-il une option fiable pour l’Algérie ?

Le Matin Algérie - Presse Algérienne au Quotidien

Par Le Matin | 01/09/2013 21:45:00

Par le Dr Abderrahmane Mebtoul, Professeur des Universités, expert international en management stratégique

Alger accueille les 17 et 18 septembre des journées d’études organisées par le ministère de l’Energie et des Mines. Le développement du gaz de schiste, est certes inscrit dans la nouvelle loi des hydrocarbures de 2013 est-il une option pour l’Algérie au-delà des contraintes financières et environnementales, selon le ministre de l’Énergie, objet de cette contribution.

Pour l’Algérie, pays semi aride, le problème se pose avec le risque de pollution des nappes phréatiques.
Pour l’Algérie, pays semi aride, le problème se pose avec le risque de pollution des nappes phréatiques.

1.- Les données techniques du gaz de schiste

Le gaz non conventionnel est contenu dans des roches sédimentaires argileuses très compactes et très imperméables, qui renferment au moins 5 à 10% de matière organique. Généralement la profondeur d’exploitation des shale gas est de l’ordre, en moyenne générale, selon les gisements, de 500, souvent 1.000 à 3.000 mètres de profondeur, soit de un à plusieurs kilomètres au-dessous des aquifères d’eau potable, la profondeur étant moindre aux USA. La fracturation de la roche suppose par ailleurs d’injecter un million de mètres cubes d’eau douce pour produire un milliard de mètres cubes gazeux à haute pression et du sable. Une partie de l’eau qui a été injectée pour réaliser la fracturation hydraulique peut être récupérée (20 à 50%) lors de la mise en production du puits après traitement ce qui suppose des installations appropriées. Le sable injecté combiné d’additifs chimiques a pour but de maintenir les fractures ouvertes une fois la fracturation hydraulique effectuée, afin de former un drain pérenne par lequel le gaz va pouvoir être produit. De nombreux gisements sont enfouis sous des nappes phréatiques et avec la remontée du gaz, le liquide de fracturation peut parfois atteindre ces nappes, et se mêler à l’eau, qui devient alors impropre à la consommation. Selon un rapport rédigé par la commission de l’énergie et du commerce de la Chambre des représentants américaine, l’exploitation du gaz de schiste a entraîné l’utilisation de « plus de 2.500 produits pour la fracturation hydraulique, contenant 750 substances chimiques dont 29 sont connues pour être cancérigènes ou suspectées telles ou présentant des risques pour la santé et l’environnement ».

Pour l’Algérie, pays semi aride, le problème se pose avec le risque de pollution des nappes phréatiques, la nappe d’eau étant l’Albien. De nombreux gisements sont enfouis sous des nappes phréatiques et avec la remontée du gaz, le liquide de fracturation peut parfois atteindre ces nappes, et se mêler à l’eau, qui devient alors impropre à la consommation. A-t-on prévu les moyens de lutte contre la détérioration de l’environnement ? Et l’Algérie étant un pays semi-aride, a-t-on fait les extrapolations d’arbitrage entre la consommation d’eau des populations, des secteurs économiques et l’utilisation de ce gaz ? Car en l’absence de technique alternative à la facturation hydraulique grande consommatrice d’eau, un milliard de mètres cubes gazeux nécessitant un million de mètres cubes d’eau douce, l’au du Sud étant saumâtre nécessitant des unités de dessalement alourdissant le cout. Aussi, tenant compte également du récent rapport de l’ONU de 2013 qui annonce une sécheresse sans précédent en Afrique du Nord, horizon 2020¸ l’impact de cette exploitation sur la ressource en eau demeure l’une des principales préoccupations. Par ailleurs, dans le climat aride ou semi-aride de l’Algérie, le rechargement des nappes phréatiques est faible. C’est donc dans les nappes profondes que les exploitants iraient pomper l’eau nécessaire à l’exploitation du gaz. Comme il faudra résoudre l’utilisation ce ces nappes pour éviter des tensions avec les pays riverains. Certains bassins hydrographiques complexes sont en effet partagés comme celui de Mjradah Wadi, commun à la Tunisie et à l’Algérie ou celui de Deraa qui alimente également le Maroc sans compter les bassins communs avec la Libye.

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