#Algerie Gaz de schiste : 40 ans, que c’est court !

le matin

Par Mohand Bakir

Gaz de schiste : 40 ans, que c’est court !

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Par Le Matin | 24/09/2013 09:38:00
Sans surprise le ministre de l’Énergie et des Mines, Youcef Yousfi, a annoncé l’intention de son secteur de lancer des projets d’exploration de «shales gas».
L'Algérie a décidé l'exploration du gaz de schiste
L’Algérie a décidé l’exploration du gaz de schiste

La révision de la loi sur les hydrocarbures n’avait de raison d’être que cette perspective : l’exploitation à brève échéance de ces hydrocarbures «non-conventionnels». Les promoteurs du «nouveau» texte de loi l’ont soigneusement caché à l’opinion nationale. Ils nous disaient que «L’exploitation interviendra à l’horizon 2050» ! Aujourd’hui il est clair que ce n’était-là que manœuvres et tromperies. L’annonce est faite et établit que l’exploitation de cette ressource décriée s’impose à la nation par le mensonge, la duperie et aussi par une forme de chantage.

Un choix illégitime et antinational

Nous avons été quelques-uns à dénoncer la démarche gouvernementale. À souligner la dangerosité de l’arbitrage en défaveur des gaz de schistes. A dire qu’il faut consacrer les gigantesques ressources hydriques du Système Aquifère du Sahara Septentrional au développement des zones sahariennes et des hauts plateaux. L’affectation de cette ressource à l’exploitation des gaz de schistes n’est pas une fatalité. Elles seraient mieux utilisées si elles étaient affectées à d’autres emplois.

L’autre reproche et pas le moindre, réside dans la nature des cadres et les formes occultes qui ont procédés à cet arbitrage. Ce choix est le fait du prince, une décision autoritaire. Pourtant, son importance devrait faire qu’il soit, au minimum, opéré dans le cadre du Conseil national de l’énergie ; ou, encore de manière plus idéale, dans le cadre d’assises nationales impliquant toutes les compétences nationales qualifiées pour ce type de choix.

Le Conseil national de l’énergie reste toujours aux abonnés absents et le potentiel d’intelligence dans ce secteur, comme dans tant d’autres, subit la marginalisation. D’où l’illégitimité patente de cet arbitrage.

A la longue liste de griefs pourrait être ajouté celui-là : en l’état où s’opère ce choix, personne ne peut anticiper l’impact de la fracturation hydrochimique des schistes sur les mers souterraines d’eau Sahariennes. Ailleurs, cette technique incontournable dans l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels a été source de pollution, de détérioration de l’environnement, et aussi d’apparition d’activités sismiques d’intensité considérable là où il n’en existait pas.

Khellil pour cacher la forêt ?

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#Algerie Sahara : pourquoi il vaut mieux exploiter le soleil plutôt que l’eau

el watan

PAGES HEBDO ENVIRONNEMENT

Sahara : pourquoi il vaut mieux exploiter le soleil plutôt que l’eau

le 20.09.13 | 10h00 

 

<br /> 	Le renouvellement des eaux souterraines du Sahara est de l&#39;ordre de 2 mm par an.<br />

| © D. R.
Le renouvellement des eaux souterraines du Sahara est de l’ordre de 2mm par an.
Une étude vient de le confirmer : les eaux souterraines du Sahara sont bien renouvelables. Mais de manière si infime que l’exploitation qui en est faite depuis les années 1960, et qui augmentera de manière dramatique avec l’exploitation du gaz de schiste, menace pour de bon l’or bleu du Sahara.

Une étude récente menée par l’Institut de recherche pour le développement (IDR mai 2013) met en évidence que les nappes d’eau souterraines fossiles du Sahara ne sont pas totalement fossiles. Une idée qui n’est pas nouvelle puisque déjà en 2008, Mohamedou Ould Baba Sy de l’Ecole nationale d’ingénieurs de Tunis a pu le démontrer à partir d’analyses géochimiques faites sur une quinzaine d’années. Les nappes du système aquifère du Sahara septentrional (SASS) comme les appellent les spécialistes ou plus communément les nappes de l’Albien à cause de l’âge géologique des formations qui les contiennent sont en fait réalimentées chaque année.

La démonstration récente de l’IRD, effectuée à l’aide d’une méthode qui s’appuie sur des données obtenues par satellite, a permis d’estimer les variations du volume d’eau emmagasiné sous le Sahara septentrional. L’Algérie, la Tunisie et la Libye se partagent successivement 70%, 22% et 8% des 1 019 000 km² de la superficie du SASS qui contient, avec deux aquifères superposés, le continental intercalaire et le complexe terminal. L’or bleu du Sahara ou encore la «mer souterraine du Sahara» contiendrait, selon les sources et les auteurs, entre 30 000 et 100 000 milliards de mètres cubes.

Les nappes sont en effet alimentées par des infiltrations d’eau de pluie aux piedmonts de l’Atlas saharien. Cette recharge est de l’ordre de 1,4 milliard de mètres cubes par an, ce qui correspond à peine à 2 mm à la surface du système et 40% des 2,75 milliards de mètres cubes qui sont extraits chaque année. Il y a bien entendu surexploitation. La quantité totale des réserves varie fortement d’une source à une autre, d’un auteur à un autre, allant de 30 000 milliards de mètres cubes à 1 208 000.

Schiste

Les prélèvements n’ont cessé d’augmenter depuis 1960. Les puits et forages se sont multipliés, et les retraits annuels sont passés de 0,5 milliard de mètres cubes en 1960 à 2,75 milliards de mètres cubes en 2010, entraînant un abaissement généralisé du niveau des nappes qui a atteint 50 m par endroits. De nombreux puits artésiens et sources naturelles, autour desquels se sont développées les oasis et leurs économies, se sont d’ores et déjà taris. Il y a un organisme, l’Observatoire du Sahara et du Sahel, basé à Tunis, qui théoriquement veille à une exploitation planifiée de la ressource entre les trois pays qui l’exploitent.

Le défi à relever pour une exploitation durable basée sur des méthodes d’irrigation économes est d’ores et déjà perdu, car en plus des besoins croissants d’une population qui devrait atteindre 10 millions d’habitants vers 2030, se profile la menace de l’extraction du gaz de schiste pour lequel chaque puits exige l’équivalent en eau de 10 piscines olympiques, selon des experts qui redoutent le pire. L’exploitation du gaz de schiste partage le monde.

Aux Etats-Unis, l’exploitation bat son plein, depuis dix ans. Au point où on parle d’une très probable indépendance énergétique de ce pays qui importe 80% des ses besoins en grande partie du Moyen-Orient. Mais c’est une activité éminemment polluante. «Un danger absolu qui affecte l’eau, le sol et l’air», affirment les scientifiques soutenus par les écologistes du monde entier même aux Etats-Unis qui détiennent les plus grandes réserves au monde avec 106 400 milliards de mètres cubes (km3) devant l’Afrique, 72 000 km3, l’Asie, 70 000 km3 et l’Amérique du Sud 58 000 km3.

Pétition

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#Europe Pour un Global Frackdown! Journée Internationale pour stopper la fracturation hydraulique

global frackdown

Formulaire d’approbation de l’organisation

Pour un Global Frackdown!

Journée Internationale pour stopper la fracturation hydraulique Le 19 octobre 2013

A propos du Global Frackdown

Notre message

La fracturation hydraulique est intrinsèquement dangereuse et les méfaits de cette industrie ne peuvent pas être entièrement atténués en développant des règles pour la fracturation. Nous dénonçons la couteuse et mensongère campagne de relations publiques menée par les grandes compagnies pétrolières et gazières et exhortons nos représentants locaux, régionaux et nationaux à rejeter la fracturation hydraulique. Nous sommes unis dans un mouvement mondial et appelons nos gouvernements à contribuer à un avenir énergétique renouvelable et soutenable et à empêcher l’usage de la fracturation hydraulique ou le développement d’infrastructures associées dans nos collectivités ou communautés. Nous sommes les collectivités qui luttons contre la fracturation hydraulique, l’extraction du sable de fracturation, les gazoducs, les oléoducs, les stations de compression, les terminaux de GNL, les exportations de gaz naturel, gaz de charbon, etc. La fracturation ne fait pas partie de notre vision pour un avenir énergétique propre et devrait être interdite.

Qu’attendre de cette journée d’action?

  • Une occasion d’accroître l’attention des médias locaux en intégrant des événements locaux dans une journée mondiale d’action.
  • Créer un puissant contre-récit face au travail de relations publiques de l’industrie à travers des actions unifiées et bien coordonnées à travers le monde.
  • Du matériel à utiliser pour la journée d’action, y compris des modèles de communiqués de presse, une page internet pour inscrire les activités et suivre les inscriptions, des dépliants et documents adaptables.
  • La possibilité de renforcer votre organisation en étant partie prenante d’un mouvement en plein essor, puissant, sérieux et qui va gagner.
  • Les évènements seront suivis et publiés sur le site Web officiel de cette journée mondiale d’action avec un lien vers votre organisation et l’évènement auquel vous prenez part.

Quels types d’évènements devrions-nous entreprendre?

Les évènements doivent être amusants, créatifs et pertinents au niveau local. L’idée est d’utiliser la journée mondiale d’action afin d’amplifier ce qui se passe et ce qui est nécessaire au niveau local. Voici quelques idées:

  • Protestations devant les bureaux d’élus ;
  • Théâtre de rue devant le siège de compagnies pétrolières ou gazières ;
  • Projections de films comme Gasland ou Spilt Estate ;
  • Recueil de pétitions ;
  • Travaux collectifs pour générer des appels téléphoniques envers des décideurs clefs ;
  • Activités de visibilité à des endroits, lieus clefs ;
  • Assemblées informelles sur le fracking avec les populations locales ;

Plus de précisions pour l’inscription à des actions sur ce lien

#France Des opposants au pétrole de schiste s’enchaînent sur un forage près de Paris

monde economie

Des opposants au pétrole de schiste s’enchaînent sur un forage près de Paris

Le Monde.fr |  • Mis à jour le 

Affiche du collectif du pays fertois contre le pétrole de schiste, à côté de la plateforme d'exploration de Jouarre.

Des militants se sont introduits, dimanche 22 septembre au matin, sur une plateforme de forage du pétrolier américain Hess Oil à Jouarre, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Paris. Certains se sont enchaînés aux installations. Ces« désobéissants » ont déployé une banderole disant « Stop Forages ».

Un petit groupe est monté sur les installations pour s’y attacher avec des chaînes, a décrit Isabelle Levy, membre d’un collectif local d’opposants qui, sans participer à l’action, s’en dit « solidaire ». En fin de matinée, deux sont descendus d’eux-mêmes et les deux derniers ont été détachés par des grimpeurs de la gendarmerie, qui n’a déploré « aucun blessé » ni « aucun trouble à l’ordre public » lors de cette opération visant à médiatiser l’opposition aux gaz de schiste.

Le forage d’exploration, entamé il y a un mois et demi, s’était terminé jeudi, et la société avait commencé à démonter ses installations.

Les opposants, qui ont réuni entre 300 et 450 personnes en août devant la plateforme, soupçonnent la compagnie américaine Hess Oil de se positionner en attendant une éventuelle autorisation de l’exploitation des hydrocarbures de schiste en France.

Lire l’enquête : « D’étranges forages américains en Seine-et-Marne »

Avec les forages exploratoires réalisés depuis la mi-juillet, « nous allons obtenir des informations sur des hydrocarbures que l’on ne pourra pas produire sans fracturation », mais aussi sur du pétrole conventionnel, avait reconnu un porte-parole de Hess jeudi.

Le forage a atteint le week-end dernier jusqu’à 2.918 mètres sous terre, selon l’entreprise. Plusieurs centaines de mètres de carottes de roche, d’au moins 20 cm de diamètre, ont été remontées à la surface. Leur analyse prendra au moins six mois.

Extraits notamment aux Etats-Unis, gaz et pétrole de schiste nécessitent pour leur exploitation de recourir à la technique de la fracturation hydraulique, interdite en France et controversée pour les risques qu’elle fait courir à l’environnement.

Hess, l’un des principaux acteurs américains des hydrocarbures de schiste, s’est à l’origine installé en France pour chercher ce type de pétrole. Depuis l’interdiction de la fracturation hydraulique, il ne réalise que des forages verticaux conventionnels.

Le groupe, qui possède en tout neuf permis miniers dans le bassin parisien, a déjà réalisé deux forages comparables à Chartronges (Seine-et-Marne) et à Huiron (Marne).

Gaz et pétrole de schiste : action d’occupation du site de forage de Hess

Source de l’article le Monde Economie

#Algerie Le débat sur l’eau dans l’exploitation du gaz de schiste refait surface

maghreb emergentSunniva Rose- Jeudi 19 septembre 2013 15:40

L’eau, l’enjeu principal de l’exploitation du gaz de schiste

Classée troisième pays au monde en matière de réserves exploitables en gaz de schiste, l’Algérie projette de se lancer dans son exploitation d’ici 2024. Mais le besoin considérable de la fracturation hydraulique en eau soulève des inquiétudes, tant au niveau financier qu’environnemental.

L’exploitation des ressources naturelles importantes en gaz de schiste de l’Algérie est acceptée comme une nécessité dans un pays où les besoins en carburants sont en hausse et la production d’hydrocarbures décline. Elles sont évaluées à 707 TCF par l’EIA, l’agence indépendante de la statistique au sein du ministère de l’énergie des Etats-Unis, soit l’équivalent de de 212 mille milliards de m3.

Par conséquent, l’état algérien, dont l’économie dépend à 97 % des hydrocarbures, se tourne vers l’exploitation du gaz de schiste. Selon Sid Ali Betata, président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft),  l’Algérie projette de se lancer dans l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels d’ici 2024.

Emprisonné dans la roche où il s’est formé, le gaz de schiste est difficile à extraire. Aujourd’hui, la manière la plus commune d’y accéder est de fracturer la roche en injectant à très haute pression de grandes quantités d’eau mélangées à du sable et des additifs chimiques : c’est la fracturation hydraulique. La consommation totale par puits ne dépasserait pas 16.000 m3, a indiqué Mohamed Daoudi, chef du projet d’exploration du gaz de schiste à la Sonatrach, lors des journées techniques sur le gaz de schiste qui se sont déroulées mardi et mercredi à Alger.

Des réserves en eau abondantes…

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