#Algerie Kamel Mostefa-Kara, directeur de l’Agence nationale du changement climatique : « le gaz de schiste pose des problèmes écologiques colossaux »

Mostefa-Kara, directeur de l’Agence nationale du changement climatique : « le gaz de schiste pose des problèmes écologiques colossaux »

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jeudi, 15 août 2013 09:16

Kamel Mostefa-Kara, directeur de l’Agence nationale du changement climatique : « le gaz de schiste pose des problèmes écologiques colossaux »

L’Algérie n’est pas contrainte d’aller vers le gaz de schiste parce qu’elle peut basculer directement vers les énergies renouvelables, estime dans cet entretien Kamel Mostefa-Kara*, directeur de l’Agence nationale des changements climatiques.

Où situez-vous l’Algérie dans le débat mondial sur les changements climatiques ?

Je pense que l’Algérie a donné une dimension politique à cette problématique scientifique. Notre pays ne devrait pas ménager la Chine à qui on devrait  demander de réduire ses émissions en gaz à effet de serre. Et c’est la même attitude à adopter avec les États-Unis et tous les autres pollueurs parce que c’est l’Afrique et les pays comme le nôtre qui font les frais de cette pollution. L’augmentation des volumes des gaz à effet de serre perturbe la chimie de l’atmosphère des suites de la combustion des énergies fossiles : le charbon, le pétrole et le gaz.

Le volume du gaz à effet de serre a augmenté de 40 % par rapport à la période préindustrielle. Historiquement ce sont les pays industrialisés qui sont à l’origine de cette pollution. Mais il se trouve que l’atmosphère est indivisible. C’est un bien commun. Il faut qu’on stabilise les gaz à effet de serre pour empêcher un dérèglement qui pourrait être fatal pour toute la planète.

Des spécialistes et des officiels algériens considèrent que les réserves en gaz de schiste de l’Algérie constituent une bonne alternative pour les gisements conventionnels en déclin. Quel est votre avis ? 

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#France Pétrole de schiste: Demande d’arrêt immédiat du forage d’Hess Oil France à Jouarre, 77 !

Capture SGDS

Pétrole de schiste: Demande d’arrêt immédiat du forage d’Hess Oil France à Jouarre, 77 !

Publié: 7 août 2013 dans énergie climatforage d’hydrocarburesgaz de schiste
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Mardi 6 août 2013, le pétrolier américain Hess Oil France a commencé un forage exploratoire sur la plateforme de la Petite Brosse à Jouarre en Seine-et-Marne dans le cadre du permis de Château-Thierry, 51-77. Hess met en œuvre ce que son président B. Demont a affirmé à l’AFP* «…permettre de localiser du pétrole pour lequel les techniques de production (…) sont interdites…».

jouarre stop foarge pétrole gaz de schiste

Les collectifs soutiennent le collectif du pays fertois dans sa lutte. Ensemble nous dénonçons ce forage qui a pour objectif explicite l’exploration de la roche-mère** laquelle renferme du pétrole de schiste.

C’est une étape dans la recherche d’hydrocarbures non conventionnels sur le territoire national ; nous demandons donc l’arrêt immédiat de ces travaux.

En effet, le collectif du pays fertois n’a eu cesse de dénoncer les allégations et mensonges d’Hess qui prétend aussi chercher du pétrole dans des formations classiques alors que de nombreux documents attestent que les forages antérieurs n’ont jamais détecté des réservoirs de pétrole conventionnel.

De plus, la Déclaration d’ouverture de travaux miniers, déposée par Toreador (alors titulaire de ce permis), en avril 2010, précise que le « …sous-sol est connu depuis longtemps, que les carottages ont été nombreux, que la roche-mère est riche en huile… ».

hess oil recherche pétrole schiste

Les propos de B. Demont (1) l’attestent puisque sa société, très active dans l’exploitation de pétrole et gaz de schiste aux États-Unis «…compte découvrir (…) du pétrole de roche mère extractible sans fracturation…» ??? Méthode que le rapport de l’OPECST n’a pas –encore- présenté !

Ce forage vertical est donc la première phase d’une exploration de pétrole de schiste. Les deux suivantes sont encore interdites à ce jour : les drains horizontaux par arrêté préfectoral du 30 avril 2013 et la fracturation hydraulique depuis la loi Jacob du 13 juillet 2011, prohibant cette technique.

Le Conseil Constitutionnel qui doit statuer sur la validité des art. 1 et 3 de la loi Jacob(2) avant le 12 octobre prochain pourrait invalider ces art. ; la voie sera alors libre pour fracturer à Jouarre et ailleurs.

De plus, cette exploration est en totale contradiction avec les propos qu’aurait tenu, le Président F. Hollande, en présence de son ministre de l’Ecologie, P. Martin, au collectif du Gers, le 3 août 2013 à Auch ; « …qu’il n’y aurait pas d’exploration et d’exploration de gaz et pétrole de schiste… ».

Enfin, ce forage a fait l’objet d’une simple procédure de déclaration. Or, le Conseil d’État a jugé, le 17 juillet 2013, que ce type de forage ne pouvait être conduit sous ce régime et donc sans étude d’impact et enquête publique, en raison des risques graves qu’il présente pour l’environnement.

(1) AFP 6 août 2013.

(2) DODTM, avril 2010, chapitre 2, page 3 ; deux cartes légendées « Shale oil pilot wells, Château-Thierry permit » ; à gauche épaisseur de la formation de la roche mère liasique ; à droite profondeur de la formation.

Les collectifs directement signataires

Bastagaz Alès (30), Anduze (30), Pays Fertois (77), Gardonnenque – Petite Camargue (30), Lodévois (34), Plaines du Languedoc (LR), Causse Méjean (48), Florac (48), La Canourgue (48), Viganais (34), Bassin de Thau (34), Collectif-83, Nîmes anti schiste (30), Martel Non au gaz de schiste et de Houille (46), Narbonnais (11), FRAPNA 26, Entrecasteaux (83), Nord-Pas de Calais (59-62), Piémont cévenol (30), Grand Montpellier (34), Montpellier Littoral (34), Gazpart (02), Gignac (34), Collectif-07, Collectif-Gers (32), Pézenas (34), Garrigue Vaunage (30), Clapiers (34), Touche pas à mon schiste (07), Montélimar (26), Romans Nord Drôme des Collines (26), Association nationale No Gazaran ! Collectif-IdF, Roynac (26), Collectif Nord (59-62), Réseau Rhône-Alpes (01-07-26-38-69-74). Collectif47, Briard (77), Haut-Jura (39)

Source de l’article http://stopgazdeschiste.org/

#France Seine-et-Marne : Près de 500 manifestants pour dire non au gaz de schiste

environnement

Seine-et-Marne : Près de 500 manifestants pour dire non au gaz de schiste

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté ce samedi 3 août 2013 à Jouarre en Seine-et-Marne pour protester contre un projet d’exploration du gaz de schiste. Militants et élus se sont rassemblés devant la plateforme du pétrolier Hess.

  • Audrey Natalizi avec Norbert Cohen et AFP
  • Publié le 03/08/2013 | 19:08, mis à jour le 03/08/2013 | 19:08
© Norbert Cohen
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Ils étaient près de 500,  militants des associations de défense de l’environnement et élus locaux, rassemblés ce samedi 3 aôut 2013 à Jouarre pour dire non au gaz de schiste. Un rassemblement devant les installations de l’entreprise Hess Oil, détenteur de permis d’exploration. Quelques manifestants ont tenté de s’approcher des installations mais ont été rapidement repoussés par les forces de l’ordre présentent sur place.Reportage de Norbert Cohen et Philippe Aliès

Manifestation contre le gaz de schiste à Jouarre
Cet après-midi à Jouarre, en Seine et Marne, un peu plus de 400 manifestants se sont retrouvés devant la plateforme pétrolière érigée par l?entreprise Hess Oil. Ils s’inquiètent d’un forage d’exploration que s’apprêterait à démarrer la société américaine.

« Nous sommes contre l’exploration, mais également contre l’exploitation. Si cette plateforme est installée ici, ça veut dire qu’elle est prête à entrer en fonction, malgré le discours du gouvernement. On sait qu’il y a des lobbies puissants qui militent pour le gaz de schiste y compris parmi ses ministres », a expliqué à l’AFP Annie Lahmer, secrétaire régionale EELV. Une allusion à la position d’Arnaud Montebourg qui s’est montré favorable « à titre personnel » à l’exploration du gaz de schiste par d’autres moyens que la fracturation de la roche mère.

« Nous travaillons dans le cadre de la loi. On est là pour faire un forage pour déterminer s’il y a du pétrole ici. Par ailleurs, les services de l’Etat contrôlent régulièrement et inopinément nos activités », a précisé à l’AFP Guillaume Defaux chargé de communication de Hess Oil. « Sur les 50 dernières années, on a produit 250 millions de barils et on souhaite poursuivre cette histoire », a-t-il ajouté précisant que son entreprise « s’est engagée à ne jamais recourir à la fracturation hydraulique ». Hess, groupe américain spécialisé dans ces hydrocarbures non conventionnels, avait acquis en juillet des permis d’exploration français de la compagnie Zaza Energy, laquelle avait à son tour racheté en 2011 le groupe Toreador, leur détenteur initial.