#USA L’exploitation des gaz de #schiste provoque plus de séismes aux Etats-Unis

 

Mediapart
MAR.30 JUILLET 2013 – ÉDITION DU MATIN

L’exploitation des gaz de schiste provoque plus de séismes aux Etats-Unis

20 JUILLET 2013 |  PAR MICHEL DE PRACONTAL

Aux États-Unis, le boom des gaz et pétroles de schiste est associé à une spectaculaire augmentation de la fréquence des tremblements de terre dans des régions historiquement calmes.

Feu-vert-au-gaz-de-schiste-en-Allemagne_article_popin

Aux États-Unis, le boom des gaz et pétroles de schiste est associé à une spectaculaire augmentation de la fréquence des tremblements de terre dans des régions historiquement calmes.

Au moment où François Hollande réaffirme que la France n’exploitera pas les gaz de schiste, les États-Unis se préoccupent de leurs effets sur l’environnement. Plusieurs rapports scientifiques publiés récemment outre-Atlantique mettent en évidence une augmentation spectaculaire de la sismicité dans des régions historiquement calmes des États-Unis, liée à l’exploitation massive des hydrocarbures non conventionnels qui, en moins d’une décennie, ont changé la donne énergétique nord-américaine. Cette exploitation a été permise par la combinaison de deux techniques, la fracturation hydraulique (interdite en France par une loi de 2011) et les forages horizontaux.

« Le nombre de tremblements de terre a augmenté dramatiquement au cours des dernières années dans le centre et l’est des États-Unis, écrit William Ellsworth, de l’United States geological survey (USGS), organisme de recherche en géologie, dans un article publié dans la revue Science du 12 juillet. Plus de 300 séismes de magnitude 3 ou plus se sont produits en trois ans, entre début 2010 et fin 2012, alors que la moyenne était de 21 événements par an entre 1967 et 2000. »

Selon les scientifiques, le principal responsable de cette sismicité nouvelle est l’évacuation en profondeur des eaux usées produites par la fracturation hydraulique. Ellsworth mentionne quatre séismes survenus en 2011 qui ont été induits par l’injection d’eaux usées dans des puits profonds : l’un à Youngstown dans l’Ohio, de magnitude 4 ; le deuxième en Arkansas (4,7) ; le troisième près de Snyder au Texas (4,4) et le quatrième aux environs de Fashing, également au Texas, et de magnitude 4,8.

« La moitié au moins des tremblements de terre de magnitude 4,5 ou plus qui ont frappé l’intérieur des États-Unis au cours de la dernière décennie » pourraient avoir été induits par l’injection profonde d’eaux usées, d’après un autrearticle publié aussi par Science. Le plus important de ces séismes associés à l’activité industrielle est survenu en 2011 près de la ville de Prague, en Oklahoma. D’une magnitude égale à 5,7, il a été ressenti à 1 000 kilomètres de distance, a fait deux blessés, abîmé une route et détruit quatorze maisons.

Et si les séismes induits par l’activité humaine sont connus depuis un demi-siècle, ils se sont multipliés aux États-Unis pendant ces dernières années. Et cette évolution est la conséquence directe de l’exploitation massive des pétroles et gaz de schiste.
La production de gaz et pétrole de schiste est aujourd’hui presque entièrement concentrée en Amérique du Nord. Par conséquent, l’augmentation de la sismicité décrite par les géophysiciens américains n’a pas été constatée ailleurs qu’aux États-Unis. Mais les mêmes mécanismes pourraient se produire en Europe ou en Asie.

Source (extraits) : Médiapart édition abonné

#Maroc: démarre la construction de la centrale solaire la plus grande du monde

Sol Term

 200 kilomètres au sud de Marrakech, aux limites du désert du Sahara, ont commencé les travaux pour construire le complexe solaire de Ouarzazate. Le projet, le premier de ce genre au Maroc, compte installer une capacité de plus de 2.000 MW avant 2019, tenant à devenir la plus grande centrale solaire à concentration du monde.

L’initiative fait partie du Plan Solaire Mediterrannéen qui s’est fixé l’objectif d’équiper la région entière avec une capacité de 20 GW, complètement à partir de sources renouvelables, avant 2020. Les intentions du gouvernement marocain sont celles d’investir dans les structures solaires et parcs éoliens, pour réduire l’importation énergétique (actuellement égal à 97% du besoin), faisant du pays africain un leader dans la production d’énergie propre.

La technologie du solaire à concentration

La centrale de Ouarzazate sera réalisé engageant la technologie du solaire à concentration, garantissant, pour des superficies égales des rendements élevés. Le concept à la base de cette technologie, dénommé CSPConcentrating Solar Power, se fonde sur le principe de réflexion des rayons solaires vers un receveur, grâce à des superficies réfléchissantes opportunément orientées. Le principe est déjà exploité depuis longtemps dans le domaine du solaire thermique, avec le but de réchauffer un fluide duquel successivement est récupéré de l’énergie thermique. Dans des temps plus récents, la technologie a été appliquée au photovoltaïque traditionnel (structures CPV – Concentrated PhotoVoltaics), permettant, suite à la concentration des rayons incidents, une substantielle réduction des dimensions des cellules de silicium qui mettent en oeuvre la conversion photovoltaïque.

Le Maroc regarde vers l’avenir

Le Maroc, comme de nombreux autres États arabes, a décidé de prendre le chemin de la durabilité, mais il se trouve aujourd’hui à rivaliser avec les États du Golf qui, grâce à leur puissance économique dérivant de la vente du pétrole, sont en train de s’accaparer les meilleures technologies dans le domaine énergétique.

Avec sa Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement, le roi Mohammed VI s’est assuré le soutien des Nations Unies, de la Banque mondiale et  de l’Union Européenne pour ses projets de développement. En particulier, cette dernière à déjà signé un accord de 345 millions d’ euros pour la première phase de réalisation de la centrale Ouarzate.

Les potentialités du territoire ne manquent pas, il existe en effet de vastes espaces inhabités dans la région subsaharienne et sur le plateau de l’est de l’Atlas, dans lesquelles l’insolation est presque le double par rapport à la moyenne européenne. Il a été estimé que, même si seulement 10 % de ces espaces seraient solarisés aujourd’hui, ils pourraient produire une quantité d’énergie en mesure de couvrir les besoins de toute l’Union Européenne.

#France Le Collectif du Pays Fertois dit NON au pétrole de #schiste!

ALERTE FORAGE PÉTROLE DE SCHISTE EN SEINE ET MARNE

foreuse 197b

Rassemblement au lieu-dit La Petite Brosse
sur le territoire de la commune de Jouarre (77640)
le 3 août à partir de 14 heures.

Ce rassemblement aura lieu le samedi 3 août à partir de 14 heures, devant la plateforme d’exploration pétrolière érigée par l’entreprise Hess Oil.

Depuis le 14 juillet, le jour de la déclaration de François Hollande « tant que je suis président, il n’y aura pas d’exploration du gaz de schiste en France » une foreuse est pourtant installée sur la plateforme de Jouarre.

Certes, à Jouarre, comme pour toutes les plateformes du bassin parisien, les pétroliers ne cherchent pas du « gaz de schiste », ils cherchent du « pétrole de schiste ». Et la déclaration du Président de la République ne concerne que le gaz.

Par ailleurs, le discours officiel de Hess Oil France, prétendant ne chercher que du « pétrole conventionnel », est en contradiction avec les documents administratifs les autorisant à forer.

Ces autorisations, données en 2010, concernent uniquement la recherche de pétrole « non-conventionnel », c’est-à-dire le « pétrole de schiste ».

Le démarrage du forage est imminent. Le 3 août, en venant devant la plateforme qui sera en activité ce jour là, vous pourrez dire votre opposition à cette première phase d’exploration du pétrole de schiste.

Pour cette manifestation, prévoir des vêtements noirs !
Les détails (plan de situation, mode d’accès, etc sont sur le document ci-joint:

Détails (point de la situation, accès au site) sur le tract >

Télécharger le RECTO / Télécharger le VERSO
A imprimer et/ou faire circuler SANS MODERATION sur vos réseaux !

Prévenez vos voisins et amis,

Rejoignez le Collectif du Pays Fertois
et venez nombreux !

Contact collectif du Pays Fertois
« non au pétrole de schiste,

ni ici, ni ailleurs,
ni aujourd’hui ni demain,
collectifdupaysfertois@laposte.net

#Algerie Gaz de #schiste Le quitus du ministère de l’Environnement

lesoir

L’exploitation du gaz de schiste suscite un peu partout dans le monde les craintes des écologistes. Singularité algérienne, c’est le ministère de l’Environnement qui donne son quitus. Amara Benyounès considère comme «un faux débat» et répond à ceux qui craignent des retombées écologiques désastreuses que l’atteinte à l’environnement est «vraiment nulle».

Si l’Algérie devait prendre option pour le gaz de schiste, la résistance ne viendra certainement pas du ministère de l’Environnement, garant de l’application de la politique environnementale en Algérie. Son premier responsable affirme, en effet, que «le gaz et le pétrole de schiste, comparés à leur valeur énergétique et stratégique pour le pays, ne constituent pas une menace pour l’environnement si les mesures nécessaires sont prises». Amara Benyounès dit ne pas comprendre les craintes des uns et des autres par rapport à l’exploitation du gaz de schiste en Algérie. «Il a suffi qu’une personne étrangère s’exprime sur la question pour que quelques intellectuels algériens prennent le relais présentant l’exploitation du gaz de schiste comme le pire des projets que pourrait entreprendre l’Algérie. C’est démontré que l’atteinte à l’environnement est vraiment nulle», affirmait-il à l’occasion de la Journée de l’environnement en juin dernier.

Des déclarations qui tranchent avec les inquiétudes formulées par les spécialistes aussi bien en Algérie qu’ailleurs. Propulsée à la troisième place mondiale par ses réserves de gaz de schiste, l’Algérie disposerait techniquement de réserves estimées à 19 800 milliards de mètres cubes, selon le département américain de l’énergie qui vient ainsi de les réviser à la hausse par rapport à ses estimations de 2011 qui étaient de 6 440 milliards de mètres cubes. Si l’Algérie n’a pas encore pris option de manière tranchée pour l’exploitation du gaz de schiste, la réflexion est sérieusement engagée.

Le ministre de l’Energie affirme que l’Algérie exploitera toutes les formes d’énergies y compris le gaz de schiste pour répondre à la demande sans cesse croissante en matière d’énergie. Une perspective qui a suscité interrogations et inquiétudes de spécialistes notamment en ce qui concerne l’exploitation excessive des nappes phréatiques, la pollution due à l’usage excessif de produits chimiques avec toutes les retombées imaginables sur la faune et la flore.

Des spécialistes ont, à l’annonce de cette décision, attiré l’attention des pouvoirs publics quant aux dangers liés à l’exploitation du gaz de schiste. Sur les réseaux sociaux, des centaines de groupes ont vu le jour avec la prétention de peser sur la décision gouvernementale.

Leurs membres font appel aux expériences des pays ayant déjà expérimenté l’exploitation du gaz de schiste en apportant la preuve des désastres sur l’environnement qu’engendre l’exploitation du gaz de schiste. Des mises en garde auxquelles l’exécutif reste imperméable pour le moment.

Nawal Imès

Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source