#Europe Ecologie : le gaz de #schiste divise l’Europe

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Ecologie : le gaz de schiste divise l’Europe

Par  | Publié le 07/06/2013 à 16h32

Manifestation de militants écologistes opposés à l'exploration et l'exploitation des gaz et des huiles de schiste.

Manifestation de militants écologistes opposés à l’exploration et l’exploitation des gaz et des huiles de schiste.

Crédit : AFP/B.Horvat

DÉCRYPTAGE – Comme la France, plus que jamais divisée après la publication d’un rapport favorable à l’exploitation du gaz de schiste, les pays d’Europe demeurent partagés sur la question. Tour d’horizon.

Des parlementaires français ont défendu jeudi, dans un nouveau rapport, une exploration et une exploitation « maîtrisées » du gaz de schiste. Le sujet divise fortement la classe politique française. Le reste de l’Europe n’échappe pas non plus au débat. Si l’exploitation du gaz de schiste a suscité un boom énergétique aux États-Unis, les risques pour l’environnement inquiètent le Vieux Continent.

Les opposants européens soulignent, notamment, les conditions difficiles d’exploitation spécifiques à l’Europe : la complexité des formations géologiques et la densité de population, sans oublier les risques de pollution liés à la fracturation hydraulique.

Du côté des pro-gaz de schiste, la musique est la même que chez les auteurs du rapport français. L’exploitation de ce gaz permettra de réduire la facture énergétique de l’Europe, affirment-ils. A l’heure actuelle, aucun pays européens n’a entamé d’exploitation, mais l’exploration du gaz polémique, quant à elle, a bien débuté chez certains de nos voisins.

Gaz de schiste : où en est-on en Europe ?

Gaz de schiste : où en est-on en Europe ?

Crédit : IDE

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#France Gaz de #schiste : un rapport parlementaire favorable à une exploitation raisonnée

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Gaz de schiste : un rapport parlementaire favorable à une exploitation raisonnée

LE JEUDI 6 JUIN 2013 À 15:11 mis à jour à 19:01

Des ouvriers à l’action sur un forage en Pennsylvanie © Reuters – Tim Shaffer

Un rapport parlementaire présenté jeudi propose de relancer l’exploitation des gaz de schiste avec une technique plus maîtrisée. D’après les co-rapporteurs, Christian Bataille (député PS) et Jean-Claude Lenoir(UMP), la fracturation des gaz de schiste peut être utilisée avec un impact acceptable sur l’environnement.

Ce rapport parlementaire sur l’exploitation des gaz de schiste pourrait susciter de nouvelles tensions au sein du gouvernement entre écologistes et socialistes. Un rapport parlementaire publié ce jeudi plaide en faveur de l’exploitation du gaz de schiste. Il préconise une fracturation hydraulique « modérée » avec une consommation d’eau et d’additifs en baisse. Pour les deux co-rapporteurs, Christian Bataille (député PS) et Jean-Claude Lenoir (sénateur UMP), « la fracturation hydraulique reste la technique la plus performante, la plus facile à utiliser, et celle qui est utilisée aujourd’hui n’a rien à voir avec celle qui a été utilisée auparavant ».

Les parlementaires, chargés d’étudier les techniques alternatives à la fracturation hydraulique, pensent aussi que la « France possède toutes les compétences scientifiques, techniques et industrielles, pour créer une filière de fracturation propre« .

Ce rapport d’étape explique aussi que la fracturation hydraulique aurait été utilisée au moins à 45 reprises en France sans qu’aucun dommage n’ait été signalé. Autre mesure proposée, faire des recherches sur les ressources françaises en gaz de schiste en utilisant une technique sismique, puis utiliser la fracturation hydraulique dans une dizaine de puits expérimentaux.

« Un rapport qui ne pose pas les bonnes questions »

Ce document d’étape suscite de vives réaction. Pour Thomas Porcher, auteur de Mirage du gaz de schiste, ce rapport se focalise sur la technique. Pour cet économiste, il faudrait plutôt s’interroger sur les risques environnementaux et les conséquences économiques. Le modèle américain ne marcherait sûrement pas en France, explique Thomas Porcher. « Aux Etats-Unis, il y a 600 000 puits de gaz de schiste et 500 000 emplois dans le secteur. En France, on annonce 100.00 emplois possible grâce à l’exploitation des gaz de schiste, il faudrait donc au moins 90.000 forages c’est impensable!« 

De son côté, Elisabelle Bourgue, présidente de l’association No Fracking France s’est insurgée après ce rapport « combien de contaminations, de pollutions, de malades et de morts devront être recensés pour que les décisions soient prises en faveur de l’intérêt général« .

Pour l’économiste, Thomas Porcher ce pré rapport n’aborde pas les bonnes questions.

Un rapport qui va à l’encontre de la position de la ministre de l’Ecologie

Ces propositions faites dans ce pré-rapport vont à l’encontre des positions de la ministre de l’Ecologie. Delphine Batho s’oppose fortement à l’exploitation des gaz de schiste. La ministre estime qu’il y a trop de risques environnementaux. Delphine Batho ne veut pas surtout pas du modèle américain prôné par Laurence Parisot, la présidente du Medef. Pour la patronne des patrons exploiter les gaz de schiste en France permettrait de faire baisser le prix du gaz comme c’est le cas aux Etats-Unis. Les tarifs du gaz de l’autre côté de l’Atlantique sont trois à cinq fois moins chers qu’en Europe.

Laurence Parisot a d’ailleurs réclamé fin avril que le gouvernement revienne sur la loi Jacob de juillet 2011 qui interdit l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique. Delphine Batho lui a alors répondu qu’il fallait plutôt investir massivement dans les économies d’énergies et les énergies renouvelables. Sur ce dossier, François Hollande a dit fin 2012, qu’il prendrait ses responsabilités si une nouvelle technique respectueuse de l’environnement apparaissait.

Le rapport complet  de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) sera publié cet automne.

Par Justine Leclercq

#Maroc Gaz de #Schiste: Futur désastre écologique

MMDA

Gaz de schiste: Futur désastre écologique

le . Publié dans Énergies renouvelables

Il y a quelques mois, la population marocaine ne connaissait pas l’ampleur des dégâts écologiques qu’allait entraîner l’exploitation du gaz et des huiles de schiste au Maroc. Aujourd’hui, le sujet est sur la scène publique grâce à un collectif d’associations encadré par l’Espace de Solidarité et de Coopération de l’Oriental qui a organisé un sit-in le 21 avril dernier devant le Parlement.

Le sit-in a sorti le ministre de l’Energie et des Mines Fouad Douiri de son silence qui s’est prononcé sur la question devant le Parlement. Tout en reconnaissant que l’Office Marocain des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) n’a pas informé le Parlement et les communes concernées par ces projets de forage (scandaleux!), le ministre a déclaré que l’Office respecte les procédures dans l’octroi des autorisations de forage et qu’il a une veille technologique. «Si une atteinte à l’environnement est avérée, nous prendrons les décisions qui s’imposent», a-t-il conclu.

«C’est une réponse démagogique, rétorque Mohamed Benatta, président du Collectif d’Oujda, si vraiment la loi sur l’environnement a été respectée, aucune autorisation d’exploration ou d’exploitation ne devait être accordée car la technique de fracturation hydraulique cause d’énormes dégâts sur l’eau, l’air et le sol et c’est prouvé mondialement».

La Loi N°21-90 sur la recherche et l’exploitation des Hydrocarbures exige que toutes les opérations pétrolières soient entreprises dans le respect de l’environnement.

Quant à la Loi 12-03 sur l’environnement, elle exige une étude d’impacts qui doit être approuvée par la commission nationale pour avoir l’autorisation d’entamer ce genre de projet. Le principe de précaution est institué par la Charte Nationale pour l’Environnement et le Développement Durable.

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#Europe: La #France va-t-elle financer les gaz de #schiste en Europe ?

BASTA !
ENERGIES

La France va-t-elle financer les gaz de schiste en Europe ?

PAR MAXIME COMBES (30 MAI 2013)

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) vient d’affirmer à Reuters que « 2013 serait dans une large mesure une année d’investissement dans le secteur énergétique en Pologne ». Pour réduire la dépendance de ce pays au charbon, la BERD a prévu de financer des projets nucléaires, de gaz de schiste et d’énergies renouvelables. Pour Lucyna Stanczak, haut-dirigeant de la BERD en Pologne, « les gaz de schiste sont une des priorités des politiques énergétiques en Pologne et nous ne pouvons ignorer cela ».

Organisation internationale créée à Paris en 1990 sur proposition de François Mitterrand, la BERD était chargée de financer le passage à une économie de marché dans les pays d’Europe centrale et orientale, investissant largement dans le développement des secteurs financiers des pays concernés. Près de la moitié des 700 millions d’euros investis en Pologne l’ont été dans ce secteur en 2012. Depuis quelques années, la BERD élargit sa palette d’intervention et finance de plus en plus le secteur de l’énergie. Elle serait sur le point d’inclure le financement de projets d’extraction d’hydrocarbures non conventionnels dans sa stratégie de financement 2014 – 2016.

Au delà de la Pologne, ce sont tous les pays d’Europe centrale et orientale qui pourraient donc faire appel à la BERD pour financer l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures de schistes. La France est l’un des plus gros actionnaires de la BERD, avec près de 13 % du capital, soit près de 2,5 milliards d’euros de fonds publics. Elle est représentée à son Conseil d’Administration, en charge de définir sa stratégie de financement, par un gouverneur officiellement contrôlé par Bercy. Prompt à annoncer ne pas vouloir rouvrir le débat en France, le gouvernement français va-t-il cautionner et financer le déploiement des hydrocarbures de schiste et l’utilisation massive de la fracturation hydraulique, seule technique existante, dans d’autres pays voisins ? La perspective de cet investissement public européen ne devrait pas déplaire à Total, qui a récupéré une partie des concessions détenues par ExxonMobil en Pologne. Reste que les premiers forages se révèlent décevants. L’évaluation des réserves polonaises a été divisée par trois depuis les premières estimations de l’Agence américaine d’information sur l’énergie.

Source de l’article « Basta!«