#Europe José Bové Gaz de #Schiste : « Modifier la donne »

José Bové Gaz de #Schiste : « Modifier la donne »

L’eurodéputé EELV espère une réforme du Code minier.

José Bové en 2011, lors d’une manif à Mant contre les permis d’exploitation pour la recherche du gaz de schiste.

José Bové en 2011, lors d’une manif à Mant contre les permis d’exploitation pour la recherche du gaz de schiste. (photo afp)

José Bové a été l’un des premiers élus à militer contre les permis de recherche de gaz de schiste délivrés par l’administration au printemps 2010, puis abrogés. Le député européen a largement contribué à imposer ce thème sur l’agenda politique.

« Sud Ouest Dimanche ». Les partisans du gaz de schiste n’ont-ils pas marqué des points depuis la Conférence environnementale de septembre ?

José Bové. On a obtenu en juillet 2011 une loi qui a interdit la fracturation hydraulique pour la prospection et l’exploitation du gaz de schiste. L’été dernier, les lobbies industriels ont intensément travaillé à la relance du débat. L’avis de l’Académie des sciences, qui appelle à évaluer les réserves françaises, et le travail en cours de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) se situent dans la suite logique de ce lobbying. Il y a un double discours sur la question. D’un côté, les industriels comme Total et GDF-Suez se montrent très prudents sur la rentabilité du gaz de schiste. De l’autre, des propagandistes minorent systématiquement les problèmes. Dans leur bouche, c’est tout juste si la fracturation hydraulique ne devient pas la « calinothérapie » de la roche.

L’Allemagne ne va pas proscrire la fracturation hydraulique. Le contexte européen n’est-il pas défavorable à vos thèses ?

La Pologne a été le cheval de Troie du gaz de schiste en Europe. Depuis lors, la contestation s’est mise en place et le pays s’est rendu compte que la richesse qu’on lui avait vantée serait à diviser au moins par dix. Les industriels pensaient qu’il n’y aurait pas de mobilisation citoyenne dans les pays de l’Est. Or la Bulgarie a fait machine arrière après des rassemblements à Sofia. Des manifestations se sont déroulées récemment en Roumanie. En Allemagne, Mme Merkel peut dire ce qu’elle veut mais les Länder ont eux aussi voix au chapitre. Et dans tous les Länder administrés par les socio-démocrates et les écologistes, on n’est pas chaud pour le gaz de schiste. Les sondages commandés par la Commission européenne tendent à montrer qu’une très large majorité de citoyens européens est opposée à la recherche des hydrocarbures dans les couches profondes.

Que pensez-vous des techniques alternatives à la fracturation hydraulique ?

Pour en avoir débattu avec les chercheurs de l’université de Pau et des pays de l’Adour, la technique de l’arc électrique n’aboutit à rien pour l’instant. Cette position corrobore celle de Total. Pour Christophe de Margerie (NDLR : le PDG de Total) avec lequel j’en ai parlé, il n’y a pas de perspective industrielle à l’horizon des 30-40 prochaines années. De nombreuses recherches sont menées sur les alternatives à la fracturation hydraulique. Les Chinois s’y sont mis eux aussi. Mais là encore, on reste dans le discours, pas dans la réalité industrielle.

Quelle est votre position sur une éventuelle exploitation du gaz de houille, le grisou ? Le «permis de Brive » porte sur cette ressource dans le sous-sol du département de la Dordogne.

J’ai saisi Delphine Batho, la ministre de l’Environnement, à propos du permis de Brive. Elle m’a répondu qu’on n’allait pas abroger un permis qui n’existe pas puisqu’on se situe au tout début de l’instruction. L’État ne peut pas faire autrement que suivre la procédure. Le préfet de Dordogne a été désigné pour mener la première phase de l’instruction. Ensuite seulement, l’analyse des techniques proposées par l’entreprise sera menée à bien. Tout ceci se fera dans le cadre du nouveau Code minier. Sur le fond du problème, ne versons pas dans la caricature, ni dans la confusion avec le gaz de schiste. Le gaz de houille est lui aussi prisonnier des roches profondes. Les techniques utilisées pour aller le chercher s’apparentent très fortement à la fracturation hydraulique. De nombreuses inconnues demeurent : est-ce à la même profondeur que le gaz de schiste ? Les quantités de fluide à utiliser dans le processus d’extraction sont-elles équivalentes ? Les substances chimiques sont-elles identiques ? Tant qu’on n’aura pas éclairci tous ces points, il n’y aura pas de délivrance de permis pour les gaz de houille. C’est un engagement très ferme de Delphine Batho.

Vous n’avez pas de position de principe sur le gaz de houille ?

Il faut peser le pour et le contre, sur les techniques d’extraction et sur le réchauffement climatique. Le troisième niveau d’interrogation est capital : tout investissement pour aller chercher les dernières bulles de gaz et les dernières gouttes de pétrole ne serait-il pas mieux employé à la transition énergétique ? Le coût d’extraction des dernières ressources fossiles est de plus en plus élevé. Investir massivement sur du court terme est dangereux.

Qu’attendez-vous de la réforme du Code minier ?

Cette réforme a été évoquée dès l’été 2011, au moment des batailles pour l’abrogation des permis déjà délivrés. Le ministère a déjà lancé ce travail long et fastidieux. La question centrale consiste à savoir si on adosse ou pas le Code minier au Code de l’environnement. À l’heure qu’il est, la réponse est oui. Si l’on continue en ce sens, on modifiera radicalement la donne pour l’industrie. La prise en compte des enjeux environnementaux et la mise en place du débat public feront sortir le Code minier du seul dialogue contractuel entre l’État, propriétaire du sous-sol, et les entreprises. On ne peut plus avoir un pan entier

#Maroc : Tarfaya est menacée par l’exploitation des #schiste bitumineux

Maroc : 5 compagnies internationales vont entamer des forages pour évaluer les réserves en gaz de schiste

Tarfaya est menacée par l’exploitation des Huiles de schiste bitumineux, plus de 1 million 500 000 hectares sont menacés d’une destruction définitif et sans remède pour l’extraction des huiles de schiste. Cette industrie est reconnu par ses impacts néfastes sur la santé humaine et sur la dégradation du paysage naturel.

Tarfaya est menacée par l'exploitation des Huiles de schiste, plus de 1 million 500 000 hectares sont menacés d'une destruction définitif et sans remède pour l'extraction des huiles de schiste. Cette industrie est reconnu par ses impacts néfastes sur la santé humaine et sur la dégradation du paysage naturel.

(Agence Ecofin) – L’Office marocain des hydrocarbures et des mines (ONYHM) a autorisé 5 compagnies internationales à commencer les forages d’exploration qui permettront d’évaluer plus précisément les réserves du Maroc en gaz de schiste, rapporte l’agence Xinhua.

« Nous allons développer la production électrique à partir des schistes bitumineux avec une première centrale-pilote qui nous permettra d’évaluer les paramètres techniques et économiques de l’utilisation de ces schistes » a déclaré Amina Benkhadra, directrice générale de l’ONHYM au magazine Eco Plus.

Fouad Douiri, ministre marocain de l’Energie et des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, est allé dans le même sens : « Pour notre pays, et grâce à une géologie favorable, le potentiel en gaz de schiste est très prometteur. Un programme ambitieux de recherche et d’ exploration a été lancé au niveau de l’ ONYHM pour répondre un double objectif : l’ évaluation du potentiel de nos bassins sédimentaires en gaz de schiste et la mise en place de partenariats avec des sociétés disposant de l’expérience et de la technologie indispensables à la valorisation de cette ressource dans les zones où les recherches n’ ont été traditionnellement orientées que vers les hydrocarbures conventionnels ».

Les principaux gisements sont le gisement de Timahdit, dans la chaîne du Moyen Atlas à environ 240 km de Rabat, le gisement de Tarfaya qui s’ étend sur 2500 km² à l’ Est de la ville de Tarfaya, le long de la côte atlantique, à 1200 km au Sud de Rabat et le bloc Doukkala, qui couvre près de 2000 km² le long de la côte atlantique, à environ 125 km de Casablanca.

Les quantités pourraient se révéler très importantes. Rien que le gisement de Timahdit a été évalué à l’équivalent de 15 milliards de barils d’huile en place.

Récemment, Oisin Fanning, président exécutif de San Leon Energy, déclarait suite à des évaluations de la zone de Tarfaya onshore : « Le Maroc a une des plus grandes réserves de schistes bitumineux dans le monde et des projets tels que Tarfaya aidera le Royaume à répondre à ses besoins énergétiques futurs »

#Maroc Succès du Sit-in anti Gaz de #Schiste à Rabat devant le parlement

Sit-in Anti Gaz de schiste le 21 avril 2013 devant la Parlement à Rabat Maroc, où une cinquantaine de personnes contre le gaz de schiste ont pu exprimer leur opposition et rejet de ce genre de projet destructeur, qui ont ainsi pu sensibiliser des dizaines d’autres citoyens sur cette problématique. Étaient au RDV plusieurs associations, ONG et même une formation politique, tous étaient unis pour la cause, tous ont pu transmettre leur message aux autorités dans une ambiance civilisée et bien organisée. aujourd’hui on a commecer à entre-voir un futur où toutes les sensibilités écolos travailleraient main dans main pour l’intérêt de notre cause commune.Bravo à Mr Mohamed Benata pour son leadership dans cette affaire!

Vidéos Sit-in Anti Gaz de schiste le 21 avril 2013 devant le Parlement à Rabat Marocain

#Maroc : Sit-in à Rabat le 21 Avril pour dire « NON au GAZ et Huile de #Schiste au Maroc »

Sit-in à Rabat devant la Parlement Dimanche 21 Avril 2013 de 10H à 12H pour dire « NON au GAZ et Huile de Schiste au Maroc », lancé par des ONG de la société civile et organisé par Mohamed Benata de l’association Marocaine ESCO qui lutte ardemment contre le Gaz de Schiste et la fracturation hydraulique.

l’Appel de Rabat qui sera adopté par le Sit-in de Rabat pour la lutte contre les Gaz et huile de schiste.

#Algerie #Schiste:Des activistes Algériens disent au Ministre de l’énergie d’arrêter la fracturation

ALGERIAN ACTIVISTS TELL ENERGY MINISTER TO FRACK OFF!

Des activistes Algériens disent au Ministre de l’énergie d’arrêter la fracturation

· by  ·

.Algerian Demo - Placard 3

 Appel à un vrai débat sur le gaz de schiste!

Hier, 30 algériens militants anti-fracturation ainsi que les membres de Frack Off Londres et REAF ont organisé une manifestation devant une banque HSBC privé qui a accueilli une réunion avec le ministre algérien de l’Energie Youcef Yousfi.

Le 9 Mars 2013, le gouvernement algérien a adopté une loi encourageant l’extraction du gaz de schiste. La décision de permettre la fracturation en Algérie a été faite sans aucun débat démocratique qui a provoqué la colère de nombreux Algériens. Hmm, en quelque sorte ceci ressemble à ce que le gouvernement anglais essaie de faire ici!

Algerian Demo 3

C’est de la folie complète d’introduire une telle méthode à usage intensif de l’eau pour l’extraction de gaz en Algérie. Environ 2-4 millions de litres d’eau sont utilisés pour la fracturation ainsi. Une fois que cette eau a été utilisée pour l’extraction du gaz de schiste,elle n’est plus apte à la consommation humaine. Le désert du Sahara couvre 80% de l’Algérie. Ainsi, l’eau douce est une ressource très précieuse. Certes, il semble bien préférable d’investir dans des panneaux solaires pour répondre à leurs besoins énergétiques.

Il est tout à fait approprié que le ministre était en réunion avec HSBC. En plus d’être la banque de choix des barons de la drogue mexicains et les terroristes, HSBC est également le financeur de la fracturation au Royaume-Uni. HSBC a enregistré 100 millions de dollars à la disposition de Dart qui apporte actuellement le méthane de houille (et les fuites de gaz) en Ecosse. HSBC propose également des services bancaires aux cuadrilla qui tentent actuellement la fracturation dans le Lancashire.

Algerian Demo - Placard 2

Vers la fin de la manifestation, nous avons été accueillis par un allié qui avait été à l’intérieur de la réunion. Il a indiqué que le ministre est furieux à propos de la manifestation et très embarrassé. Mission accomplie!