#Algerie : Le gaz de #schiste en débat à l’Université de Tizi Ouzou

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Le gaz de schiste en débat à l’Université de Tizi Ouzou

Jeudi 14 mars 2013

Les Professeurs Moussa Kacem et Arezki Derridj, respectivement maître de conférence à l’université d’Oran et doyen de la Faculté des sciences biologiques et des sciences agronomiques de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou ont estimé lors d’une rencontre organisée lundi dernier sur ce sujet par la communauté universitaire à l’auditorium de Tamda de Tizi Ouzou que le recours à l’exploitation des gaz de schiste n’est aucunement nécessaire pour l’Algérie tant que notre pays produit et exporte suffisamment de gaz et de pétrole conventionnels

Cette rencontre, initiée en collaboration avec l’association scientifique « Etoile polaire » de la wilaya sous le thème « Le gaz de schiste et le défi énergétique en Algérie », a été animée par le Dr Kacem, leur éminent invité et expert en la matière. A cette occasion, un documentaire scientifique sur ce sujet a été projeté dans l’auditorium, plein à craquer. L’assistance suivra ensuite la projection du travail réalisé par le Pr Kacem sur les risques et les dangers que représente l’exploitation en Algérie (Sahara) des gaz de schiste. Le document projeté, montre un exemple de désastre dans un vaste désert aux Etats-Unis, provoqué sur les sites d’exploitation de ces gaz schisteux.

Le gaz de schiste, dont la longévité de son exploitation ne peut aller au-delà de 50 ans, n’est qu’un palliatif auquel l’on pourrait recourir en cas d’épuisement des réserves en gaz conventionnel, ce qui n’est pas le cas en Algérie, bien au contraire, estime le député de Bouira, Ali Brahim, présent à la rencontre, expliquant que des expériences avaient déjà eu lieu avant même l’adoption par le parlement de la loi sur cette activité. Pour extraire le gaz de schiste, il faut des moyens techniques colossaux, car cela nécessite la fracturation horizontale et verticale de la roche contenant ces gaz et qu’on trouve à une profondeur de 2 à 3 km, explique le Pr Kacem.

Selon le Pr Derridj, le coût revient extrêmement cher, puisque chaque puits nécessite à lui seul une dizaine de piscines d’eau, des adjuvants divers, avec en plus des risques de pollution des nappes phréatique et albienne, nappes qui ne sont pas renouvelables, ainsi que des remontées, vers la surface, de méthane, de radionucléides (atomes radioactifs), de bactéries…, pouvant aggraver le réchauffement climatique dans la zone de cette activité, le Sahara, dont on connaît les fortes températures. Cette activité, peut provoquer aussi des séismes récurrents de magnitude allant jusqu’à 5° sur l’échelle de Richter, et autres dangereuses fissurations de sol, pense le Pr Kacem. Pour le Dr Derridj, le recours à l’exploitation du gaz de schiste peut coûter très cher à la vie, à la santé, à la stabilité de la terre, avec même le risque d’effondrement de certains paysages.

L’avenir énergétique du pays est dans le solaire, l’éolien, l’agriculture, l’irrigation, le tourisme, etc. Les intervenants ont rappelé par ailleurs les enjeux stratégiques, notamment des USA, de la France et d’autres pays européens, qui auraient certainement « imposé » à l’Algérie de recourir à l’exploitation de cette énergie schisteuse, en vue de profiter aussi de divers autres gisements de notre sol au Sahara, tels que l’or, le cobalt, le zinc, etc.

Salah Yermèche, El Watan

#Algerie: “L’autorisation de l’exploitation du gaz de #schiste obéit à un agenda extérieur”

Mardi 12 mars 2013

MOUSSA KACEM : “L’autorisation de l’exploitation du gaz de schiste obéit à un agenda extérieur”

Le Dr Moussa Kacem l’a affirmé au cours d’une conférence animée à l’université de Tizi Ouzou ,“L’autorisation de l’exploitation du gaz de schiste obéit à un agenda extérieur”

Par : Samir Leslous

C’est un état des lieux à donner des sueurs froides qu’a dressé le chercheur universitaire Moussa Kacem au sujet de l’exploitation du gaz de schiste dont la loi qui l’autorise vient d’être adaptée comme une lettre à la poste par le Parlement algérien.

Tout en énumérant les conséquences néfastes que peut engendrer l’exploitation du gaz de schiste, Moussa Kacem, qui est également membre du collectif euromaghrébin contre l’exploitation de ce gaz non conventionnel, a affirmé que “l’Algérie n’est guère en crise de gaz pour recourir à l’exploitation du gaz de schiste. Même dans le cas où le gaz conventionnel viendrait à manquer, notre pays dispose d’autres atouts énergétiques à exploiter tels que le solaire, l’éolien et l’offshore dans l’espace maritime, qui ne sont pas aussi dangereux ou plus coûteux que le gaz non conventionnel”, a expliqué le conférencier au cours d’une conférence organisée, hier au campus Tamda de l’université de Tizi Ouzou, par l’association scientifique Étoile polaire, avec comme thème : “Le gaz de schiste et le défi énergétique en Algérie”.

Pour le Dr Moussa Kacem, qui déplore l’absence de débat sur l’autorisation du gaz de schiste, il est clair que “l’autorisation de son exploitation en Algérie obéit à un agenda extérieur”.

Intervenant dans le même sens, l’ex-député Ali Haroun, qui a révélé que “des essais sur l’exploitation du gaz de schiste ont été effectués en Algérie avant même de déposer le projet de loi l’autorisant sur la table du Parlement”, a estimé que “c’est criminel que d’adopter la loi autorisant l’exploitation du gaz non conventionnel sans aucun débat sur ses conséquences qui risquent de poser un problème de sécurité nationale”. “L’Algérie est-elle condamnée à rester éternellement un pays fournisseur d’énergie ? Est-elle obligée pour satisfaire d’autres pays alors qu’elle peut réussir son autosuffisance avec l’agriculture et le tourisme et en s’épargnant le désastre qui la guette ?” s’est-il interrogé.

Au sujet des conséquences de l’exploitation de ce gaz justement, le Dr Kacem a cité, entre autres, les risques de contamination des nappes phréatiques à travers la fracturation hydraulique, ce qui engendre donc inévitablement le déplacement de population et une menace sur la santé,  les risques de remontée de la radioactivité et des bactéries enfouies depuis des centaines de millions d’années et qui sont immortelles et dangereuses.

Il cite également les séismes récurrents que provoque la fracturation hydraulique et qui induit l’instabilité permanente du sous-sol saharien. À cela s’ajoutent aussi la défiguration de vastes espaces et l’atteinte aux écosystèmes sahariens, et ce, vu les techniques de son exploitation.

L’#Algerie ne peut pas reproduire le succès (massacre) américain dans l’exploitation des Gaz de #Schiste

L’ALGÉRIE NE PEUT PAS REPRODUIRE LE SUCCÈS AMÉRICAIN DANS L’EXPLOITATION DES GAZ DE SCHISTE

Lundi, 04 Mars 2013 13:19

Contributeur : Ferhat Aït Ali

En lisant l’article relatif à vos déclarations sur le gaz de schiste en Algérie, je ne pouvais décemment m’empêcher d’y apporter quelques remarques d’un non expert en la matière, mais qui reposent sur des données qu’aucun expert sérieux ne peut contester, particulièrement sur le plan économique. Le volet écologique étant apparemment assez loin de vos préoccupations immédiates et même habituelles.

Nonobstant votre statut actuel et passé, ainsi que vos motivations réelles ou supposées, je vais m’atteler à argumenter dans le sens inverse de vos déclarations, mais en prenant le soin d’étayer mon argumentaire par des faits et des chiffres précis, n’ayant pas la qualité « d’expert » officiel qui sous nos cieux permet d’affirmer ce qu’on veut sans être obligé de l’étayer, je ne peux compter que sur la véracité de ce que j’énonce en le présentant de manière assez claire et vérifiable.

Commençons par parler de ce que vous appelez un succès américain, en le plaçant dans le contexte géopolitique et économique états-unien.

Effectivement, les Etats Unis produisent environ 180 milliards de M3 de Shale Gaz, en ce moment, mais au prix de 500.000 puits creusés un peu partout entre le Colorado et la Pennsylvanie,  soit une emprise au sol de quelque 100.000 KM2, qui représentent cinq fois la surface du Liban, et à un coût de production de 7$/MBTU, qui représente deux fois le prix de vente spot en ce moment qui est de 3,5 $.

Financièrement, ce n’est donc pas une affaire en or, mais dans le contexte américain, on peut considérer cela comme un « succès », pour plusieurs facteurs qui sont antinomiques avec le cas Algérien.

1-      Les Etats Unis d’Amérique s’approvisionnent en gaz à partir de l’Afrique du Nord et du Moyen Orient, et vu leur position géographique, ils ne peuvent le faire qu’avec du gaz liquéfié, qui revient plus cher en comptant le transport et le procès de liquéfaction regazéification, ce qui le rend plus cher que le gaz de schistes, soit 8$/MBTU, et plus cher si on l’indexe sur le baril de pétrole jusqu’à 18 $/MBTU.

2-      Les Etats Unis étaient un importateur net de gaz, et de ce fait ne pas exploiter ces gaz de schiste, aurait accentué leur dépendance de zones et de pays qu’ils se préparent à remodeler en profondeur, ils ne pouvaient donc se permettre  de perdre un nouveau moyen d’autonomie et de pression sur leur anciens alliés et nouveaux ennemis depuis le 11 septembre 2001.

3-      Les Prix actuels du marché spot, tombés au plus bas depuis justement cette exploitation des gaz de schistes, arrange les américains à double titre : se débarrasser de fournisseurs peu fiables et gênants politiquement, tout en cassant les prix et en réduisant de ce fait les revenus de ces pays ; et de ce point de vue, c’est un succès.

4-      Le prix si cher à la production du MBTU de shale Gas Américain, et son prix si bas en spot, décourage l’intrusion de sociétés étrangères dans ce créneau, en laissant la part belle aux sociétés américaines, ce qui revient à dire que le moindre dollar de compensation payé par le contribuable américain, ira tout droit dans les poches américaines, en créant de la croissance.

 5-      Le Baril de pétrole étant au plus haut, la conversion de centrales électriques vers le Gaz, américain, les rendra moins coûteuses en énergie, par rapport au fuel ou autres combustibles fossiles. Ce qui est perdu en amont sur le gaz de schiste est récupéré en aval sur le prix du KWH produit, rien que par alignement sur celui produit avec des génératrices diesel.

6-      Etant les concepteurs du procédé et de la recette chimique, ils savent exactement la nocivité et la durabilité des différends composants de cette soupe infernale, et la meilleure manière de décontaminer en amont et en aval. Le bon chimiste détenant toujours le poison et l’antidote dans la même armoire.

7-      La production américaine de shale gas, ne put rapporter au prix actuel sur le marché qu’environ 23 Milliards de dollars, mais l’importation de la même quantité en gaz liquéfié et surtout sous contrat les aurait obligé à débourser 66 milliards de dollars, au profit des arabes et au détriment de la balance de paiements américaine, alors que la même somme en interne ou même plus participe au PIB US et non Arabe.

8-      Les politiques US ont de positif le fait qu’elles ne sont ni conjoncturelles, ni réactives, ni sectorielles, et encore moins improvisées. De ce fait, cette exploitation effrénée de gaz de schistes aux Etats Unis, ne répond pas à un seul facteur d’appréciation et ni à un seul centre de décision, mais à un plan d’ensemble qui prend en compte une multitudes de facteurs et de critères qu’ils sont les seuls à savoir. Pourtant, ils n’empêchent pas le débat sur leurs décisions mais les suscitent au cas où un élément leur aurait échappé,

9-      Le volet rentabilité commerciale intrinsèque est écarté comme explication à cette frénésie. Il y a lieu de rechercher l’explication dans les autres points soulevés ci-dessus.

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#Algerie Gaz de #Schiste: DANGER POUR L’ENVIRONNEMENT ET LA SOUVERAINETÉ NATIONALE AU SAHARA

NESS NEWS

GAZ DE SCHISTE, DANGER POUR L’ENVIRONNEMENT ET LA SOUVERAINETÉ NATIONALE AU SAHARA

Mardi, 05 Mars 2013 15:32Envoyé spécial : abdou

L’Algérie, par la voix de son ministre de l’Energie et des Mines à Houston en mars 2011 comme du PDG de SONATRACH à Paris en mai 2012 veut se lancer dans l’exploitation des gaz de schiste !

C’est un sujet très à la mode et très en vogue un peu partout à travers la planète (1). Il serait dû au prix élevé du baril de pétrole et du prix record du gaz depuis 2008 et particulièrement après la tragédie de Fukushima. Pourquoi subitement un tel intérêt ?

Il y a lieu d’abord de garder à l’esprit que les USA sont les plus grands producteurs de gaz au monde. En 2010, ils ont extrait 610 milliards de mètres cube, dépassant de loin le géant russe Gazprom. Selon de nombreux experts, ce volume a pu être atteint grâce à l’extraction de gaz de schiste par les techniques de fracturation hydraulique. Dans ce domaine, les Américains sont très avancés grâce aux travaux de recherche et d’exploration géologiques entrepris depuis les années cinquante. Ces travaux ont été entièrement financés par l’Etat. Les sociétés pétrolières et gazières n’ont pas dépensé un seul cent sur les dizaines de milliards de dollars fournis par l’Etat… et donc du contribuable!

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