#Algerie:l’exploitation des gaz de #schiste n’est pas rentable dans les conditions actuelles

Abdelmadjid Attar. Président de l’AIG

l’exploitation des gaz de schiste n’est pas rentable dans les conditions actuelles

le 19.02.13 | 10h00

La possible exploitation des gaz de schiste est sujette, depuis plusieurs mois, à polémique. Que ce soit par presse interposée ou au sein du Parlement, la question fascine ou répulse.

Une question se pose depuis : faut-il ou pas exploiter les gaz de schiste en Algérie ? Une question sur laquelle l’ex-PDG de Sonatrach et actuel président de l’Association algérienne de l’industrie du gaz (AIG), Abdelmadjid Attar, est revenu hier, en marge du 4e symposium de l’AIG ; il a estimé que le débat actuel autour des gaz de schiste est un faux débat. Il a d’ailleurs démenti les rumeurs selon lesquelles une compagnie pétrolière française (Total, ndlr) serait en passe d’effectuer des forages pour l’exploitation des gaz de schiste. Il précise ainsi qu’il n’y a jamais eu de contrat avec des compagnies étrangères pour l’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels. Seuls des contrats d’étude ont été signés, selon lui, par Sonatrach avec plusieurs compagnies afin d’évaluer les potentialités de l’Algérie en la matière.

M. Attar considère également que l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels ne sera pas immédiate, mais pour dans dix ou vingt années. Il considère dans ce sens que l’exploitation des gaz de schiste dans les conditions actuelles du marché, marqué par une baisse des prix du gaz et une domination grandissante des marchés spot particulièrement sur le marché européen, l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, caractérisée par des coûts importants, n’est pas rentable. Un élément qui ne devrait toutefois pas empêcher l’Algérie de s’intéresser au développement technologique en la matière.

Selon lui, les technologies de forage avancent si vite qu’il serait possible, dans les années à venir, de ne plus recourir aux technologies de forage horizontal dans leurs formes actuelles.M. Attar a également indiqué, au cours du point de presse qu’il a animé, que la consommation du marché interne croît de 7% par an et que si l’Algérie ne met pas au jour de nouvelles découvertes ou n’exploite pas les gaz de schiste, elle aura du mal à se suffire à elle-même et encore plus à exporter son gaz. Et à propos d’exportation justement, M. Attar a indiqué que pour défendre ses parts de marchés en Europe ainsi que les contrats à long terme, l’Algérie peut toujours s’appuyer sur l’argument de la sécurité et de la fiabilité dont elle fait preuve en matière d’approvisionnements.

Les contrats à long terme et l’indexation des prix du gaz sur ceux du pétrole ont d’ailleurs constitué l’essentiel des communications présentées lors du 4e symposium de l’AIG, marqué par la présence d’anciens hauts responsables de Sonatrach ainsi que des présidents de Gas Natural Fenosa, Salvador Gabarro Serra, et de Cedigaz, Daniel Champion. Aussi bien le ministre de l’Energie et des Mines (dans une communication lue en son nom) que le PDG de Sonatrach Abdelhamid Zerguine ont exprimé leur attachement à ces contrats, condition incontournable pour assurer la stabilité du marché et garantir des prix susceptibles d’assurer les financements nécessaires aux investissements à venir.

Melissa Roumadi

Source El Watan

CEMAGAS et biodiversité en #Algerie : Pollution du Lac Télamine

Ce reportage a été fait à l’occasion de la célébration de la journée mondiale des zones humides qui coïncide avec le 02 février 2013.

Le documentaire concerne une zone humide (le lac de Télamine) qui se trouve à dizaine de kms de la ville d’Oran (Algérie).

Au cours de cette interview avec Kacem MOUSSA, spécialiste en la matière, il est fait la démonstration qu’il faut absolument préservé la biodiversité menacée en Algérie.

Plus d’infos :Le Lac Télamine présente une physionomie d’habitats divers caractérisant en général les milieux salés dont la végétation naturelle est composée de plantes herbacées adaptées à la forte salinité du milieu. Il s’agit de sansouires caractérisées par la salicorne (Salicornia sp.), une plante halophile dont les taux de recouvrement atteignent 100% en certains endroits. Le plan d’eau est entouré par des cultures céréalières parsemées d’oliviers sur la majeure partie de son périmètre, ailleurs sur les talus au voisinage des agglomérations, on retrouve des friches à chardons. Dans les endroits où débouchent les ruisseaux ou les rejets d’eaux usées des villages voisins, se forment des vasières entourées d’une végétation herbacées parsemées de touffes de joncs et de quelques jeunes sujets de tamaris (Tamarix sp.). Le site appartient au complexe de zones humides de l’ouest algérien qui englobe la Sebkha d’Oran, les Marais de la Macta, Dayet oum el Ghellaz, Dayet Morsli, Dayet Bagra et les Salines d’Arzew. L’ensemble de ces sites très proches les uns des autres jouent un grand rôle dans l’hivernage et le stationnement en passage de migration des oiseaux.

Ce lac est pourtant en danger puisque des unités industrielles polluantes qui activent au niveau de la zone industrielle de Hassi Ameur ne disposent pas d’unités de pré-traitement et déversent leurs rejets, notamment les eaux usées au niveau du lac Télamine, qui s’étale sur une superficie de 80 hectares. Ces unités qui déversent leurs rejets au niveau du canal des eaux pluviales représentent un réel danger pour l’environnement. Il est précisé dans cet article que des mesures sont entreprises pour le transfert de la décharge qui se trouve au niveau du lac Télamine vers un autre site. «Le choix de terrain qui doit abriter la décharge a été fait et l’étude est en cours», a t on affirmé.

Selon une enquête sur la responsabilité environnementale des entreprises algériennes, effectuée par le centre universitaire de Khemis Miliana auprès d’un échantillon d’entreprises de différentes tailles,«les grandes entreprises sont les plus engagées dans la question environnementale par rapport aux moyennes entreprises, tandis que les petites entreprises n’ont montré aucun intérêt à la gestion environnementale».

Plus d’infos sur ce lien:

Pollution: Des mesures pour la préservation du lac Télamine

La Malédiction Du Gaz De #Schiste, documentaire complet de ARTE 1H23

Vidéo complète du documentaire » La Malédiction Du Gaz de Schiste,diffusé sur ARTE Durée 1H23

Introduction:

Zamosc, en Pologne orientale : au hasard d’un tournage dans cette région rurale, Lech Kowalski rencontre en 2009 des paysans sur les terres desquels de grandes firmes américaines ont commencé à prospecter pour extraire du gaz de schiste. Fissures dans les murs des fermes, pollution des eaux, bulldozers investissant des champs à quelques dizaines de mètres des habitations… Les villageois sont inquiets. Or cette situation locale n’a rien d’anecdotique et témoigne d’un phénomène qui menace aujourd’hui toute la planète. Bradford County, aux États-Unis, est au gaz de schiste ce que l’Arabie Saoudite est au pétrole. Mais on est loin de l’image idyllique d’une « énergie non conventionnelle » propre et d’exploitation aisée que veulent donner les industriels. Dans ce petit comté du nord-est des États-Unis, le réalisateur filme des paysages dévastés et l’épuisement physique et psychologique des habitants…
Diffusé en Janvier 2013
(France, 2012, 75mn)
ARTE

Appel pour «s’opposer» à l’exploitation du gaz de #schiste en #Algerie

Jean-Luc Mélenchon, leader du front de gauche

Appel pour «s’opposer» à l’exploitation du gaz de schiste en Algérie

le 14.02.13 | 10h00 

Il paraît qu’on va exploiter le gaz de schiste chez vous.

Et ce sont les Français qui vont le faire. Moi, ça ne me plairait pas. Comme citoyen du même écosystème méditerranéen, je vous demande respectueusement : s’il vous plaît, opposez-vous à ça ! Il n’y a pas seulement la fracturation hydraulique qui permet l’extraction du gaz de schiste qui est dangereuse. Il ne faut pas extraire les gaz de schiste. Il faut s’obliger à développer l’inventivité, les machines et les moyens qui nous permettent de nous passer du gaz de schiste et des énergies carboniques. Nous savons le faire. Quelle est la limite à l’intelligence humaine ? Il n’y en a pas», a plaidé Jean-Luc Mélenchon, lors d’une conférence animée mardi soir à l’Institut français d’Algérie (IFA) à Alger, à la faveur d’une tournée maghrébine sur le thème «L’éco‑socialisme, un nouvel horizon pour le XXIe siècle». Le leader français du Front de gauche faisait allusion à un contrat signé après la visite du président François Hollande à Alger sur l’exploitation du gaz non conventionnel en Algérie. «Nous nous opposons à l’exploitation du gaz de schiste en France. Exploitation qui pourrait faire de nous une Arabie Saoudite du gaz de schiste, selon Michel Rocard. Et, bien, nous, on ne veut pas devenir l’Arabie Saoudite. Rocard a toujours été exotique !

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