Algérie: Gaz de schiste un secret bien gardé

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/10/24/article.php?sid=140681&cid=2

Actualités : ALORS QUE BP ET SCHLUMBERGER S’ACTIVENT DANS CE DOMAINE
Gaz de schiste : un secret bien gardé

La compagnie pétrolière British Petroleum va exploiter les gaz non-conventionnels au niveau du bassin d’Illizi, a-t- on appris de source bien informée. Tout est fin prêt pour entamer les forages, mais la compagnie britannique préfère attendre l’adoption du projet d’amendement de la loi sur les hydrocarbures afin de bénéficier des avantages fiscaux contenus dans ce texte pour les sociétés qui investissent dans les gaz de schiste.
Selon nos sources, les premiers puits de gaz non-conventionnels seront exploités au niveau de Bourarhet, au sud d’In Amenas où BP opère déjà avec la Sonatrach.
Un intérêt stratégique
Les informations recueillies sur ce gisement font état d’une forte présence de «tight gas», assez proche d’un gaz conventionnel. On évoque la quantité de 50 tfc, soit l’équivalent des réserves actuelles de Hassi R’mel. Le tight gas est difficile à extraire en raison du fait que la roche qui le contient est très peu perméable. De même que la cimentation qui entoure les réservoirs est difficile à fracturer. Selon nos sources, des tests ont déjà été effectués sur ce gisement de Bourarhet et des difficultés énormes ont été rencontrées, non pas en raison des techniques de forage, mais plutôt à cause de la mauvaise prestation assurée alors (par une entreprise américaine) sur les services aux puits et à la nature de la fracturation. Mais, en dépit de toutes ces difficultés, le partenaire de BP, le norvégien Statoil, demeure très confiant et confirme par ailleurs dans un rapport récent les tests réalisés en Algérie : «Le nouveau flux de travail a été utilisé dans une étude sur le site de Tiguentourine dans le Sud-est algérien. Il s’agit d’un champ étanche aux gaz, exploité par une joint-venture entre Sonatrach, BP et Statoil. » Depuis 1995, BP aura été le plus grand investisseur étranger dans le secteur des hydrocarbures en Algérie avec plus de 5 milliards de dollars. La société est présente avec Sonatrach et Statoil dans le gisement d’In Salah (BP 33,15%) et In Amenas (BP 45,89%). En outre, elle est associée à hauteur de 60% dans le projet pétrolier de Rhourde El Baguel au sud de Hassi Messaoud, où elle a réalisé de belles performances. Seulement, certains investissements commencent à se rapprocher de leurs limites en raison de la baisse des produits extraits. Et BP devait penser à la reconversion de son activité en gardant pratiquement le même potentiel matériel. Dans cette démarche, la british a anticipé sur les gaz de schiste sans pour autant attirer l’attention sur cette opération. Dans le rapport d’activité de BP pour l’exercice 2011, il est clairement mentionné que la société mène des activités sur les gaz non-conventionnels en Algérie. «BP poursuit l’activité sur les gaz non-conventionnels aux États-Unis et dans d’autres pays tels que l’Algérie, à Oman et en Indonésie», a-t-on écrit dans ce rapport. BP ne donne pas de chiffres sur les volumes estimés ni encore moins sur les zones prospectées. Certaines sources expliquent que le choix de Bourarhet est judicieux à plus d’un titre. BP dispose déjà d’une infrastructure adéquate dans la région et du fait qu’il se trouve à proximité de la frontière avec la Libye, la société peut faire appel à ses experts qui opèrent au sud de Ghedames. Par ailleurs, la commercialisation des gaz ne devrait pas poser de problèmes d’investissement, car le gazoduc est déjà opérationnel. Mais cette exploitation reste aujourd’hui tributaire de la loi sur les hydrocarbures qui promet des avantages fiscaux aux sociétés étrangères qui viennent investir dans les gaz non-conventionnels. Et BP devra donc attendre l’adoption de cette loi pour pouvoir s’engager sur l’investissement en question.
Schlumberger garde le secret
Les recherches effectuées en Algérie sur les gaz non-conventionnels semblent relever du secret. Devant le mutisme de Sonatrach et de sa tutelle, les sociétés étrangères opérant en Algérie ne communiquent jamais sur les gaz de schiste. Et c’est un ancien cadre de Schlumberger, à travers le dépôt d’un CV au niveau d’une compagnie pétrolière, qui va révéler avoir travaillé avec Schlumberger sur les gaz non-conventionnels sur le projet de Tidikelt, au sud d’In Salah. Sonatrach a en fait dissimulé toute son activité sur les gaz non-conventionnels pour des raisons évidentes d’appréhensions liées à l’environnement. Car jusqu’à ce jour, les débats sur l’exploitation de ces gaz n’ont pas été abordés sur le fond. Et ce n’est pas un séminaire de deux jours qui est en mesure de tracer la stratégie du pays en la matière. D’ailleurs, à l’examen du programme moyen terme (PMT) 2012-2016, la Sonatrach n’a pas fait d’exposés sur le cas des gaz non-conventionnels. Dans la seule phrase évoquant le sujet de Bourarhet, il est écrit dans le document de la Sonatrach (PMT) : «L’effort d’exploration en partenariat se poursuivra pour les contrats conclus sous le régime de la loi 86-14 jusqu’en 2012, date d’arrivée à échéance de ces contrats, et concernera le forage de 2 puits en 2012 au niveau de Bourarhet Sud opéré par BP.»

Mokhtar Benzaki

 

Déclaration d’Oran pour une loi exigeant l’interdiction de l’exploitation du gaz de schiste

Déclaration d’Oran pour une loi exigeant l’interdiction

de l’exploitation du gaz de schiste

Réunis en ce jour du 22 décembre 2012 à l’occasion de la tenue de la conférence intitulée « la problématique du gaz de schiste, entre le droit à l’information et le droit à la décision » au siège de la ligue des droits de l’homme d’Oran, sise au 48, rue des Aurès (Oran), nous participants à cette rencontre scientifique prenant acte des deux forages d’exploration ordonnés par notre gouvernement et exécutés par la société SONATRACH, nous soutenons tous les efforts et actions de sensibilisation et dénonciation du recours à l’exploitation du gaz de schiste qui n’est que désastreuse pour notre écosystème saharien et pour la santé des populations où se trouvent les deux forages (l’Ahnet 1 et l’Ahnet 2) et d’autres éventuels puits.

Nous soutenons par la même toutes les pétitions, déclarations, prises de position, les actions tendant à l’annulation de ce type d’exploitation de gaz de schiste par l’établissement d’une loi interdisant définitivement toute fracturation hydraulique.

Nous condamnons toutes les actions de chantage, de pression et harcèlement orchestrées par certains milieux et services officiels et non officiels en vue de faire plier les militants anti-gaz de schiste ici et ailleurs.

Nous condamnons par la même la grande campagne médiatique proférée par les milieux officiels indiquant l’opportunité et obligation au recours à l’exploitation du gaz de schiste.

Nous condamnons toutes les actions de verrouillage du champ médiatique et audio visuelle face aux militants anti-gaz de schiste en particulier et défenseurs de l’environnement en général.

Nous demandons aux responsables officiels du projet d’exploitation du gaz de schiste de rendre compte au peuple algérien de l’évolution de la gestion de ce lourd dossier et de lui fournir tous les éléments d’information afin de pouvoir prendre la bonne décision qui lui incombe, et ce en recourant soit à un vote, référendum ou autre voie démocratique possible.

Nous demandons à l’ensemble des composantes de la société civile, en l’occurrence les formations politiques, les associations, les ONG, les élus etc de s’exprimer face à ce drame national qui va être provoqué par une éventuelle exploitation de schiste dans notre Sahara. Nous leur disons que votre silence actuel peut être compris comme étant une complicité et par conséquent un accord tacite pour ce foudroyant projet tant par rapport à la santé des populations que par rapport aux écosystèmes sahariens.

Nous condamnons à la fin l’accord que comptent signer les gouvernements algérien et français en matière d’expérimentation et d’essais de l’exploration et de l’exploitation du gaz de schiste au sahara algérien.

Nous préconisons comme alternatives au gaz de schiste les énergies renouvelables qui constituent actuellement l’apanage de plusieurs pays qui travaillent à la sauvegarde des écosystèmes naturels et les santés de leurs populations.

Restons à la disposition de toutes les sensibilités et consciences positives en vue de développer des actions pacifiques tendant à l’exigence d’une loi officielle et définitive qui interdit tout recours à la fracturation hydraulique ici et ailleurs et maintenant et à l’avenir

 

Oran le 22 décembre 2012

Pour le collectif euromaghrébin anti-gaz de schiste (http://cemagas.org)

Le coordinateur

Dr MOUSSA Kacem

Maître de Conférences à l’université d’Oran (Algérie)

Expert en Environnement

Expert en mines et carrières

Émail: moussakacem@yahoo.fr

Tel: 00 213 551 71 33 12

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Gaz et pétrole de schiste : Ni dans mon jardin, ni dans celui du voisin !

ARTICLE D’ÉDITION MEDIAPART

Gaz et pétrole de schiste : Ni dans mon jardin, ni dans celui du voisin !

22 décembre 2012 Par Corinne N

Paris, 21 décembre 2012. Contrairement à leurs vibrantes prises de position sur ce dossier avant les dernières élections présidentielles, une fois au pouvoir, les socialistes et leurs alliés montrent leur vrai visage. Alors que François Hollande s’est publiquement engagé en septembre dernier à ne pas permettre l’exploitation des gaz et pétrole de schiste au nom de la défense de l’environnement, son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, cité par le Point, déclarait hier qu’un accord était en cours de signature avec l’Algérie. Ce dernier ferait de l’Algérie un laboratoire que la mobilisation citoyenne sans précédent a rendu plus difficile à mettre en place en France : celui des expérimentations d’alternatives à la fracturation hydraulique.Seule technologie actuellement rentable pour exploiter les hydrocarbures de schiste, la fracturation hydraulique est interdite sur le territoire français depuis le 13 juillet 2011.

Au moment où commence le débat sur la transition énergétique convoqué par François Hollande, l’annonce de Laurent Fabius révèle le cynisme de ce pouvoir qui n’a aucun scrupule à contredire par les actes ses discours plaidant en faveur des énergies renouvelables et de la préservation de l’environnement. En effet, quelle que soit la technique utilisée pour libérer les minuscules concentrations de gaz ou de pétrole, la roche-mère doit être fracturée et les fissures gardées ouvertes, à l’aide de particules injectées par un liquide porteur. Les risques de remontée à la surface des contaminants naturellement présents dans la roche (métaux lourds, arsenic, éléments radioactifs, etc.) restent donc inchangés. De même, ni la fracturation au méthane, ni la fracturation pneumatique, ni la facturation par arc électrique, ni la fracturation au CO2, techniques extrêmement complexes en soi, ne permettront d’éviter les fuites de méthane et n’inverseront la tendance à l’aggravation de l’effet de serre. Loin de renoncer à la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles, le gouvernement persiste dans le modèle productiviste et extractiviste, obsolète et mortifère pour la planète.

Enfin, la déclaration de Laurent Fabius est aussi un signal clair quant à la vraie nature de la politique étrangère de l’Etat socialiste. Ainsi, pendant que, devant les projecteurs, le Président avoue la responsabilité de l’ancienne métropole d’avoir instauré en Algérie un système colonial «profondément injuste et brutal», dans la réalité, la France considère toujours ses ex-colonies comme des laboratoires pour les sales besognes1 impossibles à mener sur le territoire national.

Les Algériens peuvent remercier les dirigeants français et algériens qui s’entendent sans vergogne pour envisager ces projets au mépris de leur avenir. Mais nous considérons que leur avenir est aussi le nôtre. Les collectifs citoyens français en lutte contre l’exploitation et l’exploration des gaz et pétrole de schiste se joignent aux Algériens et à tous les Maghrébins pour dénoncer haut et fort cet accord et se déclarer solidaires avec la déclaration d’Oujda.

Ni ici, ni ailleurs – ni chez vous ni chez nous !

Ni aujourd’hui, ni demain !

NON, c’est NON, quelle que soit la technique !

Premiers signataires:

Collectif citoyen Ile-de-France « Non au gaz et pétrole de schiste », Collectif Carmen (02), Collectif ALDEAH, Collectif Briard (77), Collectif Non au pétrole de schiste Bocage gâtinais (77), Collectif pays fertois (77), Collectif 92, Quartiers en transition, Collectif Rochecolombe contre le gaz de schiste (07), Collectif Causse Méjean « Gaz de Schiste NON ! » (48), Les Collectifs Isérois (38), Collectif Citoyen du Narbonnais (11), Collectif Stop au Gaz de schiste 69, Collectif Roynac (26), Collectif Barjac (30), Collectif Auzonnet, Cèze et Ganière (30), Collectif viganais contre le gaz de schiste (30), Collectif Bastagaz Alès (30), Collectif Gardonnenque (30), Collectif Hautes-Cévennes du Gard (30), Collectif Anduze (30), Collectif Cigalois (saint-Hippolyte-du-Fort Gard, 30), Collectif Vigilance Hautes Cévennes (30), Collectif Orb-Jaur (34), Collectif Sète (34), Inter-collectif 22 septembre sud, Collectif Florac(38), Collectif Ni Hydrocarbures en mer Ni gaz de schiste de Fréjus (83), collectif Pézenas, Castelnau de Guers (34), collectif Non au Gaz de Schiste du Minervois (34), Collectif Nord Pas de Calais contre l’exploitation des gaz de couche (59-62), Collectif des Corbières (11)

 

1. Entre 1960 et 1966, l’Algérie est le terrain d’essais nucléaires français.

Gaz de schiste : une confidence de Fabius sur un accord avec l’Algérie fait des vagues

Maghreb Emergent

Gaz de schiste : une confidence de Fabius sur un accord avec l’Algérie fait des vagues

Hollande
Hollande avec Bouteflika; ça gaze au sens propre!

L’Algérie et la France vont signer prochainement un accord permettant des recherches françaises dans le domaine de l’exploitation du gaz de schiste indique l’hebdomadaire Le Point faisant état d’une « confidence » faite jeudi par Laurent Fabius, ministre français des affaires étrangères. La « confidence » a suscité déjà une réaction hostile du « collectif euromaghrébin anti-gaz de schiste ». Un collectif français anti-gaz de schiste fait la comparaison avec les essais nucléaires de Reggane.

Un petit groupe de journalistes français a reçu des confidences de Laurent Fabius et une « information » sur la signature prochaine d’un accord « permettant des recherches françaises sur le territoire algérien dans le domaine de l’exploitation des gaz de schiste ». Après avoir rappelé que les verts français sont hostiles à l’exploitation du gaz de schiste mais que le gouvernement ne renonce pas « à l’idée d’un mode d’exploitation moins dangereux pour l’environnement que la fracturation hydraulique, le seul disponible actuellement », le Point indique que l’Algérie va être le lieu où s’effectueront ces recherches. Le tout assorti d’une pic, plutôt désobligeante, « les Algériens, eux, ne risquent pas de râler ». En réalité, ceux qui sont engagés en Algérie contre le gaz de schiste et s’inquiètent des risques environnementaux  « râlent » déjà. Le Dr Moussa Kacem, Maître de Conférences à l’université d’Oran (Algérie) a publié, hier, au nom du«Collectif euromaghrébin anti-gaz de schiste » a dénoncé un éventuel accord et a renouvelé l’opposition à cette « activité de quelque type que ce soit, exploration ou exploitation » qui est désastreuse « pour la nature, pour les écosystèmes et pour la santé des populations sahariennes ou non sahariennes, car les effets de contamination touchent tout le monde ».

Les opposants réunis demain à Oran à la Ligue

Cette « confidence » de Fabius va être au cœur de la rencontre, déjà prévue, pour demain, samedi 22 novembre, au siège de la Ligue des droits de l’homme à Oran (48, rue des Aurès, ex Bastille). La rencontre devait être centrées sur les énergies alternatives au gaz de schiste et défendre l’idée d’une loi sur l’interdiction de la  fracturation hydraulique en Algérie. Le Collectif Euromaghrébin Anti-gaz de Schiste œuvre à fédérer l’action anti-gaz de  schiste au Maghreb. Selon le collectif, le gaz de schiste est « en exploitation » en Tunisie, des permis ont été octroyés au Maroc, des explorations sont en cours en Algérie alors qu’en Europe, c’est le moratoire. L’Algérie, rappelle-t-on, est en passe d’amender la loi sur les hydrocarbures afin d’encourager l’investissement dans l’exploration de l’amont pétro-gazier ainsi que dans le gaz de schiste. Pour les défenseurs de cette option, dont le ministre de l’énergie et d’anciens cadres de Sonatrach, l’exploitation du gaz de schiste est « nécessaire » pour renouveler les réserves et assurer aussi bien la consommation interne que des exportations. Face aux critiques et appréhensions exprimées par les anti-gaz de schiste, le Premier Ministre, Abdelmalek Sellal a affirmé que l’exploitation n’aura pas lieu avant 2040. Une projection qui laisse sceptique les experts. Un article de B.Mahdi publié sur notre site et qui a eu un très fort écho explique pourquoi ce délai parait intenable. Par ailleurs, un expert s’étonne qu’il puisse y avoir un « accord » entre Etats (Algérien et français) sur cette question alors qu’elle concerne au premier chef les entreprises. Y compris dans les aspects liés à la recherche de mode d’exploitation moins dangereux que la fracturation hydraulique.

« En droite ligne de l’héritage colonial »

En France, le réseau RHONALPIN des collectifs opposés à l’exploitation des gaz et huiles de schiste a estimé que les recherches que le gouvernement français compte mener en Algérie sont un signe que qu’il compte exploiter « les gaz de schiste ailleurs, puis en France ». Le réseau met en doute la « valeur de ces expérimentations au regard des milieux géologiques, naturels et socio-économiques profondément différent de la réalité française » et estime que leur objectif est de « présenter une évolution de la fracturation hydraulique comme propre afin d’obtenir l’agrément des citoyens français ».  Le réseau fait référence à l’histoire en estimant que ces recherches sont dans la « droite ligne de l’héritage colonial ». « 55 ans après avoir effectué les premiers essais nucléaires dans le Sahara algérien, la France s’apprête à nouveau à tester ses technologies controversées en territoire nord africain » estime le réseau RHONALPIN. Cet accord avec l’Etat Algérien « est en totale contradiction avec le discours de François Hollande pour un « partenariat d’égal à égal », jeudi 20 décembre 2012 indique le réseau en renouvelant son « opposition ferme à l’exploration et à exploitation des gaz et huiles de schiste. Ni ici, ni ailleurs »

ÉCRIT PAR OUSSAMA NADJIB    VENDREDI, 21 DÉCEMBRE 2012 12:01

FRANCE ALGERIE : Après les essais nucléaires dans le Sahara, des essais français pour la production de gaz de schiste!

FRANCE ALGERIE : Après les essais nucléaires dans le Sahara, des essais français pour la production de gaz de schiste !

Posted: 20 décembre 2012

COMMUNIQUE DU RESEAU RHONALPIN DES COLLECTIFS OPPOSES À L’EXPLOITATION DES GAZ ET HUILES DE SCHISTE

Selon l’hebdomadaire le Point (1), « un accord permettant d’expérimenter une alternative à la fracturation hydraulique sur le territoire algérien sera signé » entre la France et l’Algérie.
Une expérimentation sans valeur

FH Boutef 

Les Collectifs opposés aux explorations et exploitations des gaz de schiste dénoncent depuis plus de deux ans la faiblesse des filières de contrôle des installations qui existent en France. En souhaitant mener ces expérimentations en Algérie, le gouvernement reconnaît implicitement le peu d’importance qu’il donne à ces contrôles. Le seul objectif de ce gouvernement est bien d’exploiter les gaz de schiste ailleurs, puis en France.

Nous pouvons aussi légitimement nous poser la question de la valeur de ces expérimentations au regard des milieux géologiques, naturels et socio-économiques profondément différent de la réalité française.

Ces expérimentations n’aurait comme seul objectif que de présenter une évolution de la fracturation hydraulique comme propre afin d’obtenir l’agrément des citoyens français.

Des airs de déjà vu…

déclanchement 3ième bombe française  Reggane Sahara

Dans la droite ligne de l’héritage colonial, 55 ans après avoir effectué les premiers essais nucléaires dans le Sahara algérien, la France s’apprête à nouveau à tester ses technologies controversées en territoire nord africain. Cet accord avec l’Etat Algérien est en totale contradiction avec le discours de François Hollande pour un « partenariat d’égal à égal », jeudi 20 décembre 2012.

Les Collectifs ne peuvent que renouveler leur opposition ferme à l’exploration et à exploitation des gaz et huiles de schiste. Ni ici, ni ailleurs.

(1) http://www.lepoint.fr/confidentiels/exclusif-gaz-de-schiste-la-france-va-explorer-en-algerie-20-12-2012-1604170_785.php