Algérie : L’irresponsabilité de l’exploitation des gaz de schiste

Algérie : L’irresponsabilité de l’exploitation des gaz de schiste.

Posted on Dec 24 2012 – 2:18pm by admin
Dans une    situation de quasi vacance  des pouvoirs,  l’Algérie s’apprête à prendre une décision qui engage l’avenir des générations futures. Il est indispensable d’interroger à la fois la    légitimité de cette décision et la légitimité les pouvoirs actuels à l’engager sans un large débat publique impliquant toute la société.
L’Algérie est sans gouverne depuis les législatives de Mai 2012. Le décor est alarmant. Une classe politique déchirée par des luttes intestines pour le contrôle des voies qui mènent aux mangeoires. Un gouvernement amputé de la moitié de ses membres et dont l’autre moitié attend, sur les paliers des ministères, de savoir s’il faut prendre la direction du parking ou celle de l’étage supérieur. Une assemblée clientéliste qui n’a pas la moindre chance de donner l’illusion d’exercer un quelconque pouvoir législatif. Une institution névralgique, l’ANP, impliquée à tort ou à raison, dans un crime environnementale, sans précédent, qui a décimé notre patrimoine forestier. Un chef de l’Etat affaibli, au plus bas de sa forme et de sa crédibilité. Une société est piégée entre les conséquences dramatiques de la déliquescence de l’Etat, les résurgences d’un terrorisme islamiste aux aguets et les promesses de répressions sanglantes sans cesse réitérées par les pouvoirs publics à l’endroit de toute contestation organisée. La jeunesse est, compte à elle, livrée au contrôle idéologique des clergés islamiques.Nous pourrions croire que le fond est atteint. Que non ! Fellag l’a bien dit : « en arrivant au fond, nous algériens, nous creusons encore ! ».

Prospection ou exploitation ?

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Gaz de schiste: Les tribulations de Nicole Bricq en Algérie

http://stopgazdeschiste.org/2012/12/27/gaz-de-schiste-les-tribulations-de-nicole-bricq-en-algerie/

Gaz de schiste: Les tribulations de Nicole Bricq en Algérie

Posted: 27 décembre 2012 

Nicole Bricq

C’est un article paru début octobre dans le journal Libération[1] qui révèle une information qui finalement sera restée plutôt confidentielle avant de réapparaitre sous forme de scoop lors de la visite d’État de François Hollande en Algérie[2]. La France cherche un terrain pour tester la «fracturation propre». Que dit Libération ? Fin septembre Nicole Bricq une des porte-étendard de la lutte contre la fracturation hydraulique et l’exploitation des hydrocarbures piégés dans les réservoirs non conventionnels est en visite en Algérie avec un petit groupe d’entrepreneurs français parmi lesquels figure le patron de Saltel Industries «jeune entreprise high-tech basée en France et figurant comme le leader mondial des technologies d’expansion par packer gonflable ». Cette société compte à son actif plusieurs inventions offrant « des solutions à la fois simples et rentables pour toute une variété d’applications » telles que  :

  • Colmatage de perforations et fermeture de zones de production d’eau ou de gaz
  • Réparation de casings / tubings endommagés ou corrodés
  • Colmatage des zones de pertes totales lors du forage
  • Isolation de zones en Open Hole

Voici donc cette fameuse « technique de fracturation propre » tant vantée pour rendre la poursuite de l’exploitation de ces ressources fossiles acceptable!

« Jeune ministre » de l’écologie Nicole Bricq avait pris le risque de stopper les autorisations données à Shell pour effectuer des forages de recherche pétrolière offshore au large de la Guyane. Ceci lui avait valu son porte feuille[3]. Maintenue au gouvernement Ayrault II en charge du commerce extérieur, cette ancienne sénatrice spécialiste du budget aura tôt fait de rentrer dans le rang. En moins de six mois la voila qui facilite le développement de la recherche de gaz de schiste (interdite en France faute de technologie appropriée) en Algérie.

Aux défenseurs des nobles causes, nous sommes désolés de ne pas être en mesure de vous servir meilleur conte de Noël pour cette année.

Gaz de schiste : qui croire et que croire ?

El Watan

Gaz de schiste : qui croire et que croire ?

le 26.12.12 | 10h00 

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	Consultant et &eacute;conomiste p&eacute;trolier<br /><br />

Consultant et économiste pétrolier

Après le débat de son plan d’action par les députés de l’APN, le chef du gouvernement a confirmé, fin septembre, que l’Algérie allait exploiter le gaz des roches mère, mais accompagnée par un partenaire étranger.

Cela suppose de toute évidence que cet accompagnateur partagera le risque avec Sonatrach et apportera son expertise et son savoir-faire dans l’exploitation et le développement de ce type de ressources, savoir que l’entreprise nationale compte capitaliser et consolider pour reprendre la main par la suite. Le 17 octobre 2012, devant les sénateurs, il leur apprend toute autre chose. Que pour sa sécurité énergique l’Algérie n’a pas d’autres issues que d’exploiter le gaz de schiste, car tous les pays du monde exploitent ces énergies. En réalité, il n’y a aucun pays dans la position de l’Algérie, exportateur d’hydrocarbures et disposant de réserves de pétrole et gaz conventionnels hypothétiques aussi importantes, avec un domaine minier exploité à peine au-dessus de son tiers,  ne s’est aventuré dans un tel labyrinthe.

La Pologne, la Chine, l’Australie et les Etats-Unis, pour ne citer qu’eux, ont leurs propres contraintes et visions stratégiques qui n’ont absolument rien à voir avec l’Algérie. Donc, ce ne sont pas tous les pays du monde, mais certains pays qui se comptent sur les doigts d’une seule  main et dans des conditions totalement différentes de celles de l’Algérie. Il leur déclare, et c’est la première fois qu’un responsable de niveau stratégique le fasse, que «l’Algérie possède les moyens techniques pour exploiter le pétrole et le gaz de schiste», en rassurant toutefois que «les  travaux commenceront peut-être dans dix ans.»

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Interview chaine Al Asr TV contestation Gaz de Schiste en Algérie

Interview du Professeur Moussa Kacem, coordinateur du Collectif Euro Maghrébin Anti Gaz de Schiste sur la chaîne de Télévision Al Asr TV le 25/12/2012, pour faire réponse à l’annonce du Ministre Français des Affaires Etrangères d’une accord avec l’Algérie concernant l’exploitation du gaz de schiste en Algérie.

Ce reportage montre la contestation des collectifs anti-gaz de Schiste en France qui ont vivement réagit à cette annonce.Les Organisations et associations française ont mis en garde contre les graves conséquences environnementales de l’exploitation des gaz de schiste dans le Sahara algérien.

A ceux qui ne maîtrisent pas la langue arabe, je fais un petit résumé de cet interview.
Pour les trois questions qui m’ont été posées par la chaîne Alasr TV qui diffuse depuis Paris;
1) Comment vous expliquez les contestations des associations écologiques françaises vis-à-vis de l’accord en matière d’expérimentation et essais des nouvelles techniques d’extraction du gaz de schiste?
2) Pourquoi ce silence en Algérie, tant au niveau officiel qu’au niveau de la société civile?
3) Est ce qu’il y a de réelles alternatives au gaz de schiste?
Donc pour la première question, nous avons dit que ces contestations ont été faites suite à notre communiqué d’appel à tous les acteurs  et animateurs écologistes qui existent au niveau du Maghreb et de l’Europe, et ensuite la conférence d’Oran qui a été considérée comme fédératrice du mouvement écologique maghrébin anti gaz de schiste.
A la deuxième question, nous avons développé deux aspects, l’un se rapportant au verrouillage médiatique exercé par le pouvoir en place et ce malgré les bonnes volontés de certains journalistes qui se déploient à la bonne cause écologique, l’autre aspect ayant trait à la démobilisation de toutes les formations politiques et associations qui composent notre société civile.
Et enfin, à la troisième question, la réponse était claire et nette, elle concerne tout simplement les énergies renouvelables dont certains pays comme l’Allemagne et l’Espagne se targuent et excellent en invention tant par rapport à la technologie que par rapport à la réduction du coût et frais de réalisation.
Le coordinateur du CEMAGAZ
Dr MOUSSA Kacem