Petrole au #Maroc Les explications de l’Onhym

Du pétrole à Timahdit

Les explications de l’Onhym

Publié le : 3 septembre 2014 – LE MATIN

San Leon Energy a-t-elle extrait du pétrole du site de Timahdit dans la région de Meknès ? Suite à des informations faisant état de la production du premier baril, l’Office national des hydrocarbures et des mines (Onhym) tient à préciser qu’en août dernier, «des tests sur une petite installation de laboratoire de quelques kilogrammes par heure ont été réalisés sur des échantillons dans le centre de recherche et de développement d’Enefit/Outotec à Frankfurt par la société San Leon Energy. Ces tests, qui ont donné des résultats encourageants, sont considérés comme des essais d’orientation et nécessitent d’être complétés par d’autres séries de tests sur la même installation pour optimiser les résultats».

En plus, des essais au niveau des installations pilotes de centaines de kilogrammes par heure doivent également être effectués avant de se prononcer sur la capacité du procédé Enefit, proposé par San Leon, à traiter les schistes bitumineux de Timahdit, souligne l’Office. Ainsi, il est à préciser que même si les résultats technologiques au niveau des installations pilotes étaient positifs, «le passage à la production devrait être précédé d’une phase très importante et longue, qui est la phase d’études de faisabilité technico-économique et environnementale. Quel que soit le degré d’avancement technologique du procédé mis en œuvre, le passage au stade industriel n’aura lieu qu’au-delà de 5 ans et reste toujours à capacité limitée, de l’ordre de 10.000 barils/jour», explique l’Onhym dans un communiqué. Ce dernier souligne aussi les défis technologique, environnemental et économique de l’industrie des schistes bitumineux.

Source le Matin.ma

#Maroc: du pétrole de schiste extrait pour la première fois dans la région de Meknès

 

 

Maroc: du pétrole de schiste extrait pour la première fois dans la région de Meknès

 

Capture atlas info
Jeudi 4 Septembre 2014 modifié le Jeudi 4 Septembre 2014 – 22:05

La compagnie d’exploitation pétrolière européenne San Leon Energy a extrait pour la première fois du pétrole de schiste bitumineux sur le site de Timahdit, dans la région de Meknès, selon le site Morocco World News.

San Leon Energy a signalé des signes encourageants pour l'extraction de l'huile de schiste à son permis de Timahdit qui est de 240 km au sud-est de Rabat.

San Leon Energy a signalé des signes encourageants pour l’extraction de l’huile de schiste à son permis de Timahdit qui est de 240 km au sud-est de Rabat.
Oisin Fanning, président exécutif de San Leon Energy a déclaré, selon Africa Oil Review: «Notre projet de schistes bitumineux de Timahdit continue à montrer son potentiel à long terme de générer jusqu’à 11 000 barils par jour pendant 30 ans et le travail actuel est conçu pour construire l’entreprise cas pour attirer les investisseurs en capital. « 

Selon la même source, la société aurait signé un protocole d’entente en Janvier 2014 avec Chevron Lummus Global sur le développement de technologies pour produire du pétrole brut synthétique à partir du dépôt de schiste dans la zone de licence Timahdit.En outre, San Leon Energy a également commencé à forer un puits sur la Nour perspective large du Maroc. Le puits vise 300 millions d’barils d’équivalent pétrole selon San Leon Energy.

San Leon a des intérêts dans les zones de permis de Tarfaya et Zag et deux permis offshore Foum Draa – et Sidi Moussa.

Jeudi 4 Septembre 2014 – 16:19

Source de l’article Atlasinfo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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#Maroc Energie. Ça gaz… ça schiste !

tel quel maroc

Energie. Ça gaz… ça schiste !

23 Sept 2013

Par : Nina Kozlowski

Energie. Ça gaz... ça schiste !

Exploitation de schistes bitumineux (DR)

 

Le royaume est assis sur du schiste riche en hydrocarbures non conventionnels, qui pourrait lui assurer une indépendance énergétique mais suscite aussi bon nombre de polémiques. Exploration.

La presse nationale n’a eu de cesse d’en parler cette année. Le Maroc s’intéresse de près aux schistes bitumineux et au gaz de schiste, des hydrocarbures dits “non conventionnels”, qui pourraient permettre au pays de produire du pétrole, de l’électricité mais aussi du gaz. Avec des ressources estimées à plus de 50 milliards de barils, le royaume se retrouve à la 6ème place du top 10 mondial des ressources en schistes bitumineux. Côté gaz de schiste en revanche, aucune estimation des ressources n’a encore été réalisée. C’est sans doute une question de mois, puisque plusieurs compagnies pétrolières ont déjà entamé des études afin de définir le potentiel du pays.

Il y a schiste et schiste

Tarfaya et Timahdit sont les zones qui renferment le plus de schistes bitumineux dans leur sous-sol. Elles représentent à elles seules 38,8 milliards de barils. Cette catégorie de schiste peut être exploitée de deux manières. Si les schistes bitumineux sont brûlés dans des centrales thermiques, ils donnent de l’électricité. Exactement comme en Estonie, premier extracteur mondial de schistes bitumineux, qui parvient à produire 90% de son électricité grâce à ce procédé. Les schistes bitumineux contiennent également du kérogène, une substance organique qui peut se transformer en pétrole, via le processus chimique de la pyrolyse. La nouvelle est alléchante et laisse entrevoir, pour certains, un avenir d’indépendance énergétique et de pétrodollars. C’est le cas de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), qui a signé des accords avec six compagnies pétrolières (San Leon Energy, Kerogen Research & Exploration, Abu Dhabi International Energy Company PJSC Taqa,  Irkoutsk Energostoroy et Petrobras ), entre 2009 et 2011, afin de procéder à des essais pilotes. A Tarfaya, par exemple, une centrale thermique pilote a été construite. Elle est alimentée par les schistes bitumineux et possède une puissance de 100 mégawatts. Bilan des essais ? “A ce jour, l’extraction des schistes bitumineux est uniquement utilisée pour la combustion dans des centrales électriques, à l’instar de ce qui se fait en Estonie”, assure le ministre de l’Energie, Fouad Douiri. Autrement dit, le Maroc peut exploiter les schistes bitumineux pour produire de l’électricité, mais ne pourra pas s’en servir comme alternative au pétrole.

Pas très rentable

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#USA Gaz de schiste : premiers déclins aux Etats-Unis

BLOG MONDE

Gaz de schiste : premiers déclins aux Etats-Unis

C’est là que le boom des gaz de schiste a commencé. C’est là aussi que le déclin semble s’amorcer. Les champs de Barnett et de Haynesville, dans le Sud des Etat-Unis, ont franchi leur pic de production respectivement en novembre et décembre 2011.

Les puits de Barnett et Haynesville ont fourni jusqu’ici près de la moitié de la production américaine de gaz de schiste.

Le développement plus tardif du troisième principal champ nord-américain de gaz de schiste, celui de Marcellus dans les Appalaches, compense jusqu’ici le déclin de ses deux prédécesseurs. La poursuite du développement de Marcellus joue un rôle clé pour maintenir sur un plateau la production totale de gaz naturel aux Etats-Unis, stable depuis le début de l’année 2012.

Evolution de la production des 5 principaux champs de gaz de schiste aux Etats-Unis, constituant 80 % de la production totale de gaz de schiste. Source : J. David Hughes.

La production de gaz naturel du champ de Barnett, situé au beau milieu de la vaste zone urbaine de Dallas Fort-Worth, au Texas, s’est établie à 4,84 milliards de pieds cube par jour au mois de juin, en baisse de 16,5 % sur un an et de 20,5 % sur deux ans. La première ruée vers les gaz de schiste s’est produite ici, au coeur de l’industrie américaine des hydrocarbures, à la faveur de la flambée des prix de l’énergie amorcée au début des années 2000.

Le champ de gaz de schiste de Haynesville, à cheval sur le Texas et la Louisiane, a été le deuxième développé aux Etats-Unis, à partir de 2009. Ses extractions sont en recul de près d’un cinquième par rapport au pic de décembre 2011. La production des puits situés en Louisiane a encaissé un repli de pas moins de 28 % en seulement un an et demi, selon les données fournies par Washington.

Source : EIA.

Indispensable pour exploiter les gaz de schiste, la fracturation de la roche ne permet de libérer ces gaz que dans un périmètre restreint autour de la zone fracturée. Par conséquent, la production d’un puits d’hydrocarbures de schiste atteint en général sa production record dès son ouverture, et décline ensuite très rapidement, souvent dès les premiers mois d’exploitation. Pour maintenir une production élevée, il est nécessaire de forer sans cesse de nouveaux puits, de dix à cent fois plus que pour du pétrole conventionnel, d’après la direction du groupe Total.

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