Aux Etats-Unis, les financiers du gaz de #schiste ont la gueule de bois

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Aux Etats-Unis, les financiers du gaz de schiste ont la gueule de bois

Et si la ruée vers le gaz de schiste était terminée ? Dans un article de Bloomberg Businessweek, on apprend que les terrains achetés aux Etats-Unis entre 2009 et 2012 pour extraire du gaz de schiste ont déjà vu leur valeur baisser. De quoi doucher les ardeurs des investisseurs. Au cours de l’année écoulée, le nombre de transactions sur les gaz et huile de schiste a dégringolé de 52%. Et ces ressources sont sorties du top 5 des valeurs les plus prisées dans le pays.

Pire, selon Bloomberg Businessweek, le déclin pourrait durer des années. Le prix de l’énergie nord-américaine, tombée à son niveau le plus bas depuis 2004 au premier semestre, n’aide pas. Car les compagnies, qui se sont endettées dans l’euphorie de la dernière décennie, ne peuvent désormais plus compter sur leurs actifs, dont les cours ont chuté, pour réinvestir. Le tout moins de dix ans après le début des forages des sous-sols américains.

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#Algerie Kamel Mostefa-Kara, directeur de l’Agence nationale du changement climatique : « le gaz de schiste pose des problèmes écologiques colossaux »

Mostefa-Kara, directeur de l’Agence nationale du changement climatique : « le gaz de schiste pose des problèmes écologiques colossaux »

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jeudi, 15 août 2013 09:16

Kamel Mostefa-Kara, directeur de l’Agence nationale du changement climatique : « le gaz de schiste pose des problèmes écologiques colossaux »

L’Algérie n’est pas contrainte d’aller vers le gaz de schiste parce qu’elle peut basculer directement vers les énergies renouvelables, estime dans cet entretien Kamel Mostefa-Kara*, directeur de l’Agence nationale des changements climatiques.

Où situez-vous l’Algérie dans le débat mondial sur les changements climatiques ?

Je pense que l’Algérie a donné une dimension politique à cette problématique scientifique. Notre pays ne devrait pas ménager la Chine à qui on devrait  demander de réduire ses émissions en gaz à effet de serre. Et c’est la même attitude à adopter avec les États-Unis et tous les autres pollueurs parce que c’est l’Afrique et les pays comme le nôtre qui font les frais de cette pollution. L’augmentation des volumes des gaz à effet de serre perturbe la chimie de l’atmosphère des suites de la combustion des énergies fossiles : le charbon, le pétrole et le gaz.

Le volume du gaz à effet de serre a augmenté de 40 % par rapport à la période préindustrielle. Historiquement ce sont les pays industrialisés qui sont à l’origine de cette pollution. Mais il se trouve que l’atmosphère est indivisible. C’est un bien commun. Il faut qu’on stabilise les gaz à effet de serre pour empêcher un dérèglement qui pourrait être fatal pour toute la planète.

Des spécialistes et des officiels algériens considèrent que les réserves en gaz de schiste de l’Algérie constituent une bonne alternative pour les gisements conventionnels en déclin. Quel est votre avis ? 

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#USA L’exploitation des gaz de #schiste provoque plus de séismes aux Etats-Unis

 

Mediapart
MAR.30 JUILLET 2013 – ÉDITION DU MATIN

L’exploitation des gaz de schiste provoque plus de séismes aux Etats-Unis

20 JUILLET 2013 |  PAR MICHEL DE PRACONTAL

Aux États-Unis, le boom des gaz et pétroles de schiste est associé à une spectaculaire augmentation de la fréquence des tremblements de terre dans des régions historiquement calmes.

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Aux États-Unis, le boom des gaz et pétroles de schiste est associé à une spectaculaire augmentation de la fréquence des tremblements de terre dans des régions historiquement calmes.

Au moment où François Hollande réaffirme que la France n’exploitera pas les gaz de schiste, les États-Unis se préoccupent de leurs effets sur l’environnement. Plusieurs rapports scientifiques publiés récemment outre-Atlantique mettent en évidence une augmentation spectaculaire de la sismicité dans des régions historiquement calmes des États-Unis, liée à l’exploitation massive des hydrocarbures non conventionnels qui, en moins d’une décennie, ont changé la donne énergétique nord-américaine. Cette exploitation a été permise par la combinaison de deux techniques, la fracturation hydraulique (interdite en France par une loi de 2011) et les forages horizontaux.

« Le nombre de tremblements de terre a augmenté dramatiquement au cours des dernières années dans le centre et l’est des États-Unis, écrit William Ellsworth, de l’United States geological survey (USGS), organisme de recherche en géologie, dans un article publié dans la revue Science du 12 juillet. Plus de 300 séismes de magnitude 3 ou plus se sont produits en trois ans, entre début 2010 et fin 2012, alors que la moyenne était de 21 événements par an entre 1967 et 2000. »

Selon les scientifiques, le principal responsable de cette sismicité nouvelle est l’évacuation en profondeur des eaux usées produites par la fracturation hydraulique. Ellsworth mentionne quatre séismes survenus en 2011 qui ont été induits par l’injection d’eaux usées dans des puits profonds : l’un à Youngstown dans l’Ohio, de magnitude 4 ; le deuxième en Arkansas (4,7) ; le troisième près de Snyder au Texas (4,4) et le quatrième aux environs de Fashing, également au Texas, et de magnitude 4,8.

« La moitié au moins des tremblements de terre de magnitude 4,5 ou plus qui ont frappé l’intérieur des États-Unis au cours de la dernière décennie » pourraient avoir été induits par l’injection profonde d’eaux usées, d’après un autrearticle publié aussi par Science. Le plus important de ces séismes associés à l’activité industrielle est survenu en 2011 près de la ville de Prague, en Oklahoma. D’une magnitude égale à 5,7, il a été ressenti à 1 000 kilomètres de distance, a fait deux blessés, abîmé une route et détruit quatorze maisons.

Et si les séismes induits par l’activité humaine sont connus depuis un demi-siècle, ils se sont multipliés aux États-Unis pendant ces dernières années. Et cette évolution est la conséquence directe de l’exploitation massive des pétroles et gaz de schiste.
La production de gaz et pétrole de schiste est aujourd’hui presque entièrement concentrée en Amérique du Nord. Par conséquent, l’augmentation de la sismicité décrite par les géophysiciens américains n’a pas été constatée ailleurs qu’aux États-Unis. Mais les mêmes mécanismes pourraient se produire en Europe ou en Asie.

Source (extraits) : Médiapart édition abonné

#Algerie Gaz de #schiste Le quitus du ministère de l’Environnement

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L’exploitation du gaz de schiste suscite un peu partout dans le monde les craintes des écologistes. Singularité algérienne, c’est le ministère de l’Environnement qui donne son quitus. Amara Benyounès considère comme «un faux débat» et répond à ceux qui craignent des retombées écologiques désastreuses que l’atteinte à l’environnement est «vraiment nulle».

Si l’Algérie devait prendre option pour le gaz de schiste, la résistance ne viendra certainement pas du ministère de l’Environnement, garant de l’application de la politique environnementale en Algérie. Son premier responsable affirme, en effet, que «le gaz et le pétrole de schiste, comparés à leur valeur énergétique et stratégique pour le pays, ne constituent pas une menace pour l’environnement si les mesures nécessaires sont prises». Amara Benyounès dit ne pas comprendre les craintes des uns et des autres par rapport à l’exploitation du gaz de schiste en Algérie. «Il a suffi qu’une personne étrangère s’exprime sur la question pour que quelques intellectuels algériens prennent le relais présentant l’exploitation du gaz de schiste comme le pire des projets que pourrait entreprendre l’Algérie. C’est démontré que l’atteinte à l’environnement est vraiment nulle», affirmait-il à l’occasion de la Journée de l’environnement en juin dernier.

Des déclarations qui tranchent avec les inquiétudes formulées par les spécialistes aussi bien en Algérie qu’ailleurs. Propulsée à la troisième place mondiale par ses réserves de gaz de schiste, l’Algérie disposerait techniquement de réserves estimées à 19 800 milliards de mètres cubes, selon le département américain de l’énergie qui vient ainsi de les réviser à la hausse par rapport à ses estimations de 2011 qui étaient de 6 440 milliards de mètres cubes. Si l’Algérie n’a pas encore pris option de manière tranchée pour l’exploitation du gaz de schiste, la réflexion est sérieusement engagée.

Le ministre de l’Energie affirme que l’Algérie exploitera toutes les formes d’énergies y compris le gaz de schiste pour répondre à la demande sans cesse croissante en matière d’énergie. Une perspective qui a suscité interrogations et inquiétudes de spécialistes notamment en ce qui concerne l’exploitation excessive des nappes phréatiques, la pollution due à l’usage excessif de produits chimiques avec toutes les retombées imaginables sur la faune et la flore.

Des spécialistes ont, à l’annonce de cette décision, attiré l’attention des pouvoirs publics quant aux dangers liés à l’exploitation du gaz de schiste. Sur les réseaux sociaux, des centaines de groupes ont vu le jour avec la prétention de peser sur la décision gouvernementale.

Leurs membres font appel aux expériences des pays ayant déjà expérimenté l’exploitation du gaz de schiste en apportant la preuve des désastres sur l’environnement qu’engendre l’exploitation du gaz de schiste. Des mises en garde auxquelles l’exécutif reste imperméable pour le moment.

Nawal Imès

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#France : Philippe Martin recadre Arnaud Montebourg sur les gaz des #schiste

Philippe Martin recadre Arnaud Montebourg sur les gaz des schiste

LE MONDE |  |Par Marie-Béatrice Baudet

C’est le premier coup de poing sur la table de Philippe Martin. Mercredi 10 juillet, le nouveau ministre de l’écologie a fermement recadré son confrère du gouvernement Arnaud Montebourg qui, la veille, avait à nouveau vanté les mérites de l’exploitation du gaz de schiste.

S’exprimant, mardi 9 juillet, devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, le ministre du redressement productif avait prôné la création d’une entreprise publique pour exploiter la manne énergétique qui dormirait, selon lui, dans le sous-sol français.

Soucieux de ne pas en faire trop dans la provocation, surtout depuis la « jurisprudence Batho », il avait expliqué s’exprimer à « titre personnel », restant opposé – c’est le mot d’ordre au gouvernement – à l’usage de la fracturation hydraulique « mauvaise pour l’environnement ». Persuadé que de nouvelles techniques allaient rapidement voir le jour, M. Montebourg annonçait tout de même l’arrivée prochaine du « gaz de schiste écologique ».

« La question de l’exploitation « écologique » des gaz de schiste ne se pose pas », lui a rétorqué M. Martin. « Ma feuille de route, celle que m’a fixée le président de la République, est de conduire la transition écologique et énergétique afin, notamment, de réduire la dépendance de la France aux énergies fossiles », a-t-il précisé. Avant de tacler M. Montebourg : « Ma position n’est pas personnelle, c’est celle du gouvernement. »

Si Arnaud Montebourg avait pris soin de ne pas franchir la ligne rouge qui aurait pu lui valoir plus qu’un simple recadrage, le timing de ses déclarations était pour le moins incongru. Il s’est exprimé au moment même où Jean-Marc Ayrault annonçait des investissements d’avenir fortement teintés de vert destinés à retricoter les liens avec les écologistes et les ONG, mécontents de l’éviction de Delphine Batho du ministère de l’écologie. Pas question donc de les prendre à rebrousse-poil.

MONOMANIAQUE

Après un déjeuner, mercredi, avec la ministre du logement, Cécile Duflot (EELV), M.Martin a écrit sa réponse à M. Montebourg, validée par Matignon, et qui lui a valu, comme il l’explique au Monde« les félicitations de Jean-Marc Ayrault, quelques heures après ».

« Il devait absolument marquer son territoire, explique un député PS. Arnaud Montebourg a voulu le tester comme il a testé Delphine Batho à plusieurs reprises. Rappelez-vous que lors de la conférence environnementale de septembre 2012, le ministre du redressement productif lisait ostensiblement un magazine dont la « une » expliquait pourquoi il fallait exploiter les hydrocarbures non conventionnels. »

La bagarre est loin d’être finie. D’ici quelques jours, il est fort probable que le Conseil d’Etat transmette au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) sur la loi du 13 juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique. Un feuilleton juridique lancé en janvier par la compagnie américaine Schupebach dont deux permis miniers ont été recalés. La possible abrogation du texte mobilise le Medef et les industriels qui font le siège de Matignon et de l’Elysée pour obtenir un assouplissement de la loi.

« Arnaud Montebourg est leur principal soutien », explique José Bové. « C’est la première chose dont il a voulu parler avec le nouveau ministre de l’écologie,raconte ce proche de M. Martin. Il lui a demandé de revoir le dossier gaz de schiste… Sur ce sujet, il est monomaniaque. »