L’Europe ouvre grande la porte aux lobbies favorables aux gaz de #schiste

 

 

 

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L’Europe ouvre grande la porte aux lobbies favorables aux gaz de #schiste

PAR OLIVIER PETITJEAN

La Commission européenne vient d’officialiser la création d’un groupe d’experts chargés de collecter des informations sur l’exploitation des gaz de schiste et sur d’éventuelles méthodes d’extraction moins polluantes. Le tout dans un esprit d’« échange d’idées équitable et équilibré », assure Bruxelles. Problème : la grande majorité de ces « experts » sont liés à l’industrie pétrolière et gazière, favorable aux gaz de schiste. Et de l’aveu même d’un de ses membres, ce groupe d’experts financé sur fonds publics aura pour but de rendre l’attitude des citoyens européens plus « pragmatique » et « favorable » aux gaz de schiste.

Malgré l’opposition massive des citoyens européens au gaz de schiste, la Commission européenne persiste dans la direction opposée. Après avoir exempté ces activités d’études d’impact environnemental spécifiques, elle met en place aujourd’hui un « réseau » d’experts largement dominé par les industriels et les gouvernements favorables au gaz de schiste. Les Amis de la terre Europe et leCorporate Europe Observatory, basé à Bruxelles, publient aujourd’hui une étude sur la composition de ce réseau, dont l’intitulé « Carte blanche for fracking » laisse présager le faible niveau d’indépendance de ces « experts ».

Sur 60 « experts » déjà nommés, 40% travaillent pour des entreprises comme Total, GDF Suez ou Shell, directement impliquées dans le gaz de schiste, ou pour des lobbies du secteur pétrolier et gazier, comme l’Union française des industries pétrolières (UFIP). Jean-Louis Schilansky, par ailleurs président du « Centre de documentation sur les hydrocarbures non conventionnels », le lobby récemment créé par les entreprises françaises intéressées au développement du gaz de schiste, en fait par exemple partie [1]. Les représentants de la société civile, en revanche, se comptent sur les doigts d’une main : ils ne sont que cinq ! Le reste est constitué soit de scientifiques dont la majorité est liée financièrement à l’industrie, soit de représentants de bureaux publics de recherche géologique, dont les intérêts sont souvent étroitement liés à ceux des promoteurs du gaz de schiste. Au total, 70% des membres de ce réseau ont des liens financiers avec l’industrie pétrolière et gazière…

« Renverser l’attitude défavorable envers le gaz de schiste »

Quel rôle joueront-ils ? Le « réseau européen scientifique et technologique européen sur l’extraction des hydrocarbures non conventionnels » [2] a pour mission officielle de collecter des informations sur les développements du gaz de schiste en Europe et d’évaluer les technologies utilisées pour les extraire. Ces experts seront ainsi chargés d’étudier les méthodes de fracturation hydraulique et ses alternatives éventuelles – pour l’instant totalement chimériques.

Ce réseau devra travaillé, selon la Commission, dans un esprit d’« échange d’idées équitable et équilibré ». L’une des cinq personnes désignées par la Commission pour présider les groupes de travail du « réseau », le Polonais Grzegorz Pieńkowski, se montre plus franc : « La mise en place [de ce réseau] est un pas en vue de renverser l’attitude défavorable ou soupçonneuse envers le gaz de schiste qui prévaut en Europe en une attitude plus pragmatique et, en dernière instance, favorable », explique-t-il dans un entretien avec un magazine professionnel

La Commission européenne s’est déjà retrouvée sous le feu des critiques pour avoir mis en place des groupes d’experts dominés par les intérêts industriels, que ce soit dans le domaine des OGM, des perturbateurs endocriniens, de la régulation de la finance, ou de la pollution de l’air. Ce qui ne l’empêche pas de récidiver aujourd’hui avec les gaz de schiste et la fracturation des sols. Elle a directement sélectionné les cinq présidents des groupes de travail : on y retrouve deux représentants d’entreprises pétrolières et gazières (CoconoPhillips et Cuadrilla), deux représentants de gouvernements pro-gaz de schiste (Royaume-Uni et Pologne) et le Français François Kalaydjian, employé de l’Institut français du pétrole [3], une organisation de recherche française liée à l’industrie et connue pour ses prises de positions favorables aux énergies fossiles.

Passage en force

Au final, une large majorité des membres du réseau, soit en personne soit à travers les entreprises, gouvernements et organisations qu’ils représentent, se sont déjà fait remarquer par leurs prises de position favorables au gaz de schiste ou par leur opposition à des régulations trop strictes de ces activités. Interpellé par les associations, le Joint Research Center (JRC), dont la mission est de coordonner les groupes d’experts de la Commission européenne, se contente de jouer avec les mots : comme il ne s’agit pas d’un groupe officiellement chargé de « conseiller » la Commission, mais seulement de rassembler des informations, il ne serait pas sujet aux normes d’équilibre et d’indépendance requises pour les autres groupes d’experts. De sorte que le JRC ne voit « aucune raison de modifier les règles ou la structure des groupes de travail ou leurs présidents ».

« Sous couvert de mettre en place un ‘réseau scientifique et technologique’, la Commission utilise des fonds publics pour créer un lobby favorable à l’industrie pétrolière et gazière, dénoncent les Amis de la terre Europe et le Corporate Europe Observatory. Ce qui est particulièrement inquiétant, c’est que malgré l’opposition massive du public, la Commission cherche une nouvelle fois à faire entrer discrètement le gaz de schiste par la porte de derrière, en essayant de faire en sorte que la question ne soit pas ‘si’ l’Europe veut la fracturation hydraulique, mais ‘comment’. »

Olivier Petitjean

Photo : Forages d’exploitation de gaz de schiste aux États-Unis / CC Simon Fraser University

- Pour consulter le rapport « Carte blanche for fracking » (en anglais)

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Entretien avec José Bové : « Il faut que le gouvernement algérien arrête de s’entêter sur le gaz de #schiste »

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Entretien avec José Bové : « Il faut que le gouvernement algérien arrête de s’entêter sur le gaz de schiste »

le 2 mars 2015 à 22 h 00 min – Propos recueillis par Hadjer Guenanfa @HadjerGuenanfa.

Député français au Parlement européen, José Bové est également un célèbre militant altermondialiste connu pour son combat contre les OGM. Entretien.

Vous êtes opposé à l’exploitation du gaz de schiste en Algérie. Est-ce que le débat autour de cette question est tranché vu que les techniques continuent à évoluer ?

Il faut arrêter de dire que les techniques évoluent parce que cela n’est pas vrai. La preuve éclatante est la présence de Halliburton à In Salah. En fait, la fracturation hydraulique est la seule technique industriellement utilisable (pour l’extraction du gaz de schiste). Et la seule firme qui sait utiliser cette technique est l’américaine Halliburton.

La question posée par les manifestants à In Salah aujourd’hui est celle qui a été posée chez nous et dans d’autres pays européens : est-ce que la fracturation hydraulique ne constitue pas une menace pour les eaux souterraines et les eaux de surface ? La réponse est claire : la fracturation hydraulique est une véritable menace et c’est pour cela que la France s’est dotée d’une loi qui interdit l’utilisation de cette technique. À In Salah, on est dans une zone d’oasis avec des quantités d’eau limitées. Exploiter le gaz de schiste veut dire chasser tous les habitants de la ville et de la région et c’est évidemment inacceptable. Aujourd’hui, la remise en cause du gaz de schiste est quelque chose qui est absolument indispensable.

Mais de nombreux pays dont les Etats-Unis, le Canada et l’Arabie Saoudite exploitent le gaz de schiste…

La majorité des scientifiques reconnaissent la dangerosité de cette technique (fracturation hydraulique). En Europe, aucun pays n’est véritablement entré dans la phase de l’exploitation et il y en a très peu où la prospection risque d’avoir lieu. Dans les pays où il y aurait de grandes réserves comme la Pologne, les entreprises sont parties. En Bulgarie, c’est interdit. Donc au niveau européen, on ne peut pas dire que ça soit un succès. Même aux Etats-Unis, de plus en plus d’Etats interdisent l’utilisation de la fracturation hydraulique. On constate un frein concernant l’exploration qui est dû non seulement aux coûts mais aussi à la mobilisation dans un certain nombre d’Etats dont le Texas qui est en train de remettre en cause la fracturation hydraulique. Au Canada, ça dépend des Etats. Le Québec, par exemple, a mis en place un moratoire. Je pense qu’on est à un tournant et que le gaz de schiste n’a aucun avenir dans le monde.

Le gouvernement algérien parle d’exploration et assure que l’exploitation n’est pas encore à l’ordre du jour…

On ne peut pas faire de l’exploration sans fracturation hydraulique. Donc, il n’y aucune différence entre exploration et exploitation quand on parle de gaz de schiste. Et à partir du moment où on fracture pour explorer, on met en péril les nappes aquifères et les autres surfaces.

Vous êtes très critique par rapport à Total. Que fait exactement la compagnie pétrolière française dans le domaine du gaz de schiste en Algérie ?

Total ambitionnait, il y a quelques années, de se positionner clairement dans le domaine du gaz de schiste. La compagnie avait essayé de lancer des projets en France avant d’en lancer en Pologne puis de prendre des parts aux Etats-Unis. En fait, ils ont essayé d’aller un peu partout. Or, Total était parfaitement consciente des risques environnementaux. Après avoir arrêté en France et s’être retirée de la Pologne, je pense qu’on espérait qu’un contexte politique plus favorable en Algérie leur permettrait d’avancer.

Aujourd’hui, comme les autres grandes compagnies, ça m’étonnerait que Total continue (dans ces projets) parce que les coûts d’exploitation sont beaucoup plus élevés que dans les hydrocarbures conventionnels. Et pour ces entreprises qui perdent de l’argent avec la baisse des prix des hydrocarbures au niveau international, le premier retrait se fait sur (les projets de) gaz de schiste. Ce sont les premiers investissements dans lesquels ils coupent dans les financements et c’est ce qu’a clairement indiqué Total.

Avez-vous des éléments selon lesquels Total est ou était présente dans l’exploration du gaz de schiste en Algérie ?

Au départ, Total était présente dans le domaine de gaz de schiste. À ma connaissance, le travail a été complètement repris par Sonatrach. Donc ils ont été au point de départ pour le lancement du projet (après 2010) et je pense qu’ils se sont mis, eux-mêmes, en sommeil en Algérie.

Est-ce que le gouvernement français a joué un rôle ?

Je n’ai pas d’éléments là-dessus. Mais quand on parle d’hydrocarbures, les liens entre le pouvoir politique et le pouvoir économique sont étroits. Disons que le gouvernement français a été au courant et a certainement soutenu Total dans cette initiative. Je suis à peu près certain qu’ils ont même servi d’intermédiaire avec le gouvernement algérien.

Lors de la visite du président Hollande, Laurent Fabius annonçait l’exploitation du gaz de schiste en Algérie…

Je pense que Total est venu avec la bénédiction des gouvernements français et algérien.

Comptez-vous mener des actions concrètes pour soutenir les manifestants d’In Salah ?

Pour l’instant, il y a beaucoup de soutiens qui se manifestent à travers les appels au niveau des réseaux européens et nationaux. L’information est en train de circuler de manière très forte au niveau de tous les collectifs pour que les gens se mobilisent en France et dans tous les pays européens pour les opposants d’In Salah et de l’ensemble de l’Algérie.

Avec la répression qu’il y a eu (au cours de ces dernières 48 heures, ndlr), il faudra peut-être qu’on passe à un stade supérieur. Il faut que le gouvernement algérien arrête de s’entêter et doit suspendre de manière très claire les projets de prospection. Mais l’émergence d’une vraie mobilisation sur tout le territoire autour d’une question environnementale pour la première fois en Algérie est peut être la bonne nouvelle de cette histoire tragique d’In Salah.

source de l’article http://www.tsa-algerie.com/ 

#France Ségolène Royal confirme l’opposition du gouvernement au gaz de #schiste

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Ségolène Royal confirme l’opposition du gouvernement au gaz de schiste

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

Invitée du « Grand rendez-vous » i-Télé-Europe 1-Le Monde Ségolène Royal a assuré dimanche 28 septembre qu’il n’y aurait pas d’exploitation du gaz de schiste, ni même d’investigation, tant qu’elle serait ministre de l’écologie, en réponse à une question sur la prise de position de Nicolas Sarkozy en faveur d’une exploitation du gaz de schiste en France.

« C’est une bulle spéculative, le gaz de schiste », a encore estimé Mme Royal.« Il n’est pas question à un moment où on a des ressources publiques rares d’investir dans des filières aléatoires et spéculatives, a-t-elle dit. Tous nos moyens publics et privés doivent être sur les économies d’énergie et les énergies renouvelables. »

Lire aussi notre reportage : Mobilisation contre la recherche d’hydrocarbures dans le Luberon

« POCHES DE PAUVRETÉ »

« Les experts américains en reviennent du gaz de schiste. Il y a beaucoup de dégâts environnementaux, ensuite le coût s’est révélé beaucoup plus important que prévu », a-t-elle souligné. « On commence à voir aux Etats-Unis des friches industrielles scandaleuses, avec des riverains effarés, des poches de pauvreté et des poches de chômage » sur les sites d’exploitation abandonnés, a poursuivi la ministre.

En mai pourtant, elle disait ne pas fermer la porte à l’extraction du gaz de schiste à condition que soient mises au point « de nouvelles technologies non dangereuses ».

LE REVIREMENT DE NICOLAS SARKOZY

Nicolas Sarkozy s’était prononcé jeudi, lors de son premier meeting à Lambersart (Nord), en faveur d’une exploitation du gaz de schiste en France. Il avait déclaré :

« Je ne peux pas accepter que les Etats-Unis soient devenus, du point de vue de l’énergie, indépendants grâce au gaz de schiste et que la France ne puisse pas profiter de cette nouvelle énergie alors que le chômage ravage tant de nos territoires et tant de nos familles, c’est inacceptable. »

Lire : Le revirement de Nicolas Sarkozy sur le gaz de schiste

Sous son quinquennat, le Parlement avait pourtant voté en juillet 2011 une proposition de loi UMP de Christian Jacob qui interdisait le recours à la technique de fracturation hydraulique pour exploiter le gaz de schiste.

Lire aussi : Que sait-on des gaz de schiste ?

Petrole au #Maroc Les explications de l’Onhym

Du pétrole à Timahdit

Les explications de l’Onhym

Publié le : 3 septembre 2014 – LE MATIN

San Leon Energy a-t-elle extrait du pétrole du site de Timahdit dans la région de Meknès ? Suite à des informations faisant état de la production du premier baril, l’Office national des hydrocarbures et des mines (Onhym) tient à préciser qu’en août dernier, «des tests sur une petite installation de laboratoire de quelques kilogrammes par heure ont été réalisés sur des échantillons dans le centre de recherche et de développement d’Enefit/Outotec à Frankfurt par la société San Leon Energy. Ces tests, qui ont donné des résultats encourageants, sont considérés comme des essais d’orientation et nécessitent d’être complétés par d’autres séries de tests sur la même installation pour optimiser les résultats».

En plus, des essais au niveau des installations pilotes de centaines de kilogrammes par heure doivent également être effectués avant de se prononcer sur la capacité du procédé Enefit, proposé par San Leon, à traiter les schistes bitumineux de Timahdit, souligne l’Office. Ainsi, il est à préciser que même si les résultats technologiques au niveau des installations pilotes étaient positifs, «le passage à la production devrait être précédé d’une phase très importante et longue, qui est la phase d’études de faisabilité technico-économique et environnementale. Quel que soit le degré d’avancement technologique du procédé mis en œuvre, le passage au stade industriel n’aura lieu qu’au-delà de 5 ans et reste toujours à capacité limitée, de l’ordre de 10.000 barils/jour», explique l’Onhym dans un communiqué. Ce dernier souligne aussi les défis technologique, environnemental et économique de l’industrie des schistes bitumineux.

Source le Matin.ma

#Maroc: du pétrole de schiste extrait pour la première fois dans la région de Meknès

 

 

Maroc: du pétrole de schiste extrait pour la première fois dans la région de Meknès

 

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Jeudi 4 Septembre 2014 modifié le Jeudi 4 Septembre 2014 – 22:05

La compagnie d’exploitation pétrolière européenne San Leon Energy a extrait pour la première fois du pétrole de schiste bitumineux sur le site de Timahdit, dans la région de Meknès, selon le site Morocco World News.

San Leon Energy a signalé des signes encourageants pour l'extraction de l'huile de schiste à son permis de Timahdit qui est de 240 km au sud-est de Rabat.

San Leon Energy a signalé des signes encourageants pour l’extraction de l’huile de schiste à son permis de Timahdit qui est de 240 km au sud-est de Rabat.
Oisin Fanning, président exécutif de San Leon Energy a déclaré, selon Africa Oil Review: «Notre projet de schistes bitumineux de Timahdit continue à montrer son potentiel à long terme de générer jusqu’à 11 000 barils par jour pendant 30 ans et le travail actuel est conçu pour construire l’entreprise cas pour attirer les investisseurs en capital. « 

Selon la même source, la société aurait signé un protocole d’entente en Janvier 2014 avec Chevron Lummus Global sur le développement de technologies pour produire du pétrole brut synthétique à partir du dépôt de schiste dans la zone de licence Timahdit.En outre, San Leon Energy a également commencé à forer un puits sur la Nour perspective large du Maroc. Le puits vise 300 millions d’barils d’équivalent pétrole selon San Leon Energy.

San Leon a des intérêts dans les zones de permis de Tarfaya et Zag et deux permis offshore Foum Draa – et Sidi Moussa.

Jeudi 4 Septembre 2014 – 16:19

Source de l’article Atlasinfo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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